WASP-100 b : Un géant gazeux dans les profondeurs de l’espace
WASP-100 b est une exoplanète fascinante découverte en 2014, située à une distance de 1189 années-lumière de la Terre. Cette planète est classée parmi les géants gazeux, et sa découverte enrichit notre compréhension des systèmes planétaires lointains. Avec ses caractéristiques uniques, WASP-100 b offre un aperçu précieux des mondes extra-solaires, en particulier ceux qui présentent des conditions extrêmes en raison de leur proximité avec leurs étoiles hôtes.

Découverte et caractéristiques de l’exoplanète
Le 11 avril 2014, l’exoplanète WASP-100 b a été identifiée grâce à la méthode de détection par transit, utilisée par le réseau de télescopes exoplanétaires WASP (Wide Angle Search for Planets). Cette méthode repose sur l’observation du passage d’une planète devant son étoile hôte, provoquant une légère baisse de la luminosité de celle-ci. Lorsque la baisse de luminosité est suffisamment significative et récurrente, elle peut être utilisée pour confirmer la présence de la planète.
WASP-100 b appartient à un groupe de planètes appelées « Jupiter chauds », en raison de ses caractéristiques similaires à celles de la planète géante du Système solaire, mais avec des conditions beaucoup plus extrêmes. La masse de WASP-100 b est environ 1,26 fois celle de Jupiter, et son rayon est 1,33 fois plus grand que celui de Jupiter. Ces valeurs suggèrent que l’exoplanète est d’une taille imposante, mais avec une densité relativement faible, typique des géants gazeux.
Propriétés physiques et orbitales
L’orbite de WASP-100 b est extrêmement proche de son étoile, située à seulement 0,04574 unités astronomiques (UA) de distance. Pour mettre cela en perspective, l’orbite de Mercure autour du Soleil est à une distance moyenne de 0,39 UA, soit bien plus éloignée que celle de WASP-100 b de son étoile. Cela signifie que la température à la surface de WASP-100 b est probablement extrêmement élevée, bien qu’elle ne soit pas encore directement mesurable avec les technologies actuelles.
La période orbitale de la planète est d’environ 0,0077 jours, soit un peu moins de 11 heures terrestres. Cela fait de WASP-100 b une planète en orbite très rapide, effectuant un tour complet de son étoile en seulement quelques heures, ce qui est typique des exoplanètes dites « chaudes ». Cette proximité extrême de l’étoile entraîne une température de surface très élevée, suffisamment pour que la planète subisse des conditions météorologiques extrêmes, notamment des vents puissants et des variations thermiques majeures entre le jour et la nuit.
L’excentricité de l’orbite de WASP-100 b est de 0,0, ce qui signifie que son orbite est parfaitement circulaire. Cela signifie que la distance entre la planète et son étoile ne varie pas de manière significative au cours de l’orbite, et que les températures à la surface de la planète sont relativement homogènes. Ce type d’orbite est moins courant dans l’univers des exoplanètes et suggère une stabilité dans les conditions environnementales.
L’étoile hôte de WASP-100 b
WASP-100 b orbite autour d’une étoile de type spectral G, similaire à notre Soleil, mais légèrement plus froide et moins lumineuse. L’étoile a une magnitude stellaire de 10,798, ce qui la rend assez faible en luminosité par rapport à d’autres étoiles observables à l’œil nu. Malgré cette faible luminosité apparente, l’étoile de WASP-100 b joue un rôle crucial dans l’atmosphère de la planète, dont les conditions sont dominées par l’irradiation intense provenant de l’étoile hôte.
Les géants gazeux comme WASP-100 b sont généralement caractérisés par des atmosphères dominées par des éléments légers comme l’hydrogène et l’hélium. Cependant, les conditions extrêmes dans lesquelles se trouve WASP-100 b pourraient induire des phénomènes intéressants, tels que des vents supersoniques ou des phénomènes de condensation de gaz à des altitudes particulières.
Importance scientifique de la découverte
La découverte de WASP-100 b fait partie d’une série de découvertes d’exoplanètes permettant aux astronomes d’étudier des mondes extraterrestres dans des conditions proches de celles de notre Système solaire, mais à une échelle beaucoup