L’arrivée d’un nouveau-né dans une famille est un moment précieux, marqué par la joie, l’excitation et une profonde gratitude. Dans de nombreuses cultures, et particulièrement dans la tradition islamique, il existe des pratiques et des recommandations appelées « sunna » ou traditions prophétiques qui entourent la naissance d’un enfant. Ces pratiques sont destinées à bénir l’enfant, à renforcer ses liens spirituels dès ses premiers instants de vie et à ancrer des valeurs importantes dans la famille. Cet article aborde les principales sunna pour le nouveau-né, leurs significations et leurs bienfaits.
1. L’appel à la prière (Adhan et Iqama)
La première des sunna pour un nouveau-né consiste à prononcer l’adhan (appel à la prière) dans son oreille droite. Cette tradition tire son origine de la pratique du Prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui). Il est rapporté qu’il a récité l’adhan dans l’oreille de son petit-fils al-Hassan, peu après sa naissance. L’idée derrière cette pratique est que les premières paroles entendues par l’enfant soient celles glorifiant Dieu (Allah), marquant ainsi symboliquement son entrée dans la communauté musulmane.

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Après l’adhan, on récite l’iqama (l’appel plus court qui précède immédiatement la prière) dans l’oreille gauche de l’enfant. Cela représente un rappel de l’importance de la prière dans la vie du musulman. L’idée sous-jacente est que la première chose qu’un enfant entend dans ce monde est l’appel à se tourner vers Dieu.
2. Le nommage de l’enfant
La question du nom est également très importante dans la tradition islamique. Il est recommandé de choisir un prénom qui a une bonne signification. Parmi les noms les plus aimés dans l’islam, on trouve ceux qui contiennent l’attribut de Dieu, tels que Abdallah (« serviteur de Dieu ») ou Abdurrahman (« serviteur du Miséricordieux »). Il est également recommandé de donner des prénoms de prophètes ou de personnes pieuses. Le Prophète Muhammad (paix et bénédiction sur lui) a dit : « Vous serez appelés le Jour du Jugement par vos noms et par les noms de vos pères, alors choisissez de bons noms » (rapporté par Abou Daoud).
Le nom doit idéalement être choisi et annoncé dans les sept jours suivant la naissance, souvent lors de la cérémonie de l’aqiqa, que nous aborderons plus loin.
3. Le Tahnik
Le tahnik est une pratique consistant à frotter légèrement le palais du nouveau-né avec une petite quantité de dattes mâchées ou de miel. Cette sunna est également tirée de la tradition prophétique. Il est rapporté que plusieurs compagnons du Prophète lui apportaient leurs enfants nouveau-nés pour qu’il leur applique le tahnik avec une datte, et il invoquait des bénédictions sur eux.
Le tahnik a une signification spirituelle, car c’est un acte de bénédiction. Par ailleurs, sur le plan biologique, cette pratique peut également stimuler la digestion de l’enfant en déclenchant la production de sucs digestifs.
4. Le rasage de la tête (Halaqah)
Il est recommandé de raser la tête du nouveau-né au septième jour après sa naissance. Cette pratique est considérée comme purificatrice, et il est conseillé de donner en aumône le poids des cheveux rasés en argent, ou une somme équivalente, aux nécessiteux. Cette aumône est un acte de charité qui lie l’enfant à la communauté et marque un début de vie placé sous le signe du partage et de la solidarité.
Le rasage des cheveux symbolise également le détachement des impuretés physiques présentes à la naissance et un nouveau départ. Certaines études médicales modernes suggèrent même que le rasage de la tête peut stimuler une meilleure croissance des cheveux à l’avenir.
5. Le sacrifice de l’Aqiqa
L’aqiqa est un sacrifice rituel effectué le septième jour après la naissance de l’enfant. Il est recommandé d’offrir un mouton pour une fille et deux moutons pour un garçon, bien que certaines écoles de pensée permettent de sacrifier un seul animal pour les deux sexes si les moyens sont limités. L’objectif de l’aqiqa est d’exprimer la gratitude à Dieu pour le don de l’enfant et de partager cette bénédiction avec les autres, en distribuant une partie de la viande aux nécessiteux.
L’aqiqa est également l’occasion de célébrer la naissance de l’enfant avec la famille et les amis, et de formaliser son entrée dans la communauté.
6. La circoncision (Khitan)
La circoncision est une pratique recommandée pour les garçons dans l’islam, bien qu’elle ne soit généralement pas pratiquée immédiatement à la naissance, mais quelques jours ou mois après. Elle est considérée comme un acte de purification et fait partie des fitrah, ou des pratiques naturelles, encouragées par le Prophète. La circoncision est également associée à des avantages pour la santé, notamment une meilleure hygiène.
7. Le choix de l’allaitement
L’allaitement est fortement recommandé dans l’islam, et la mère est encouragée à allaiter son enfant jusqu’à deux ans. Le Coran mentionne explicitement cette durée dans la sourate Al-Baqara (2:233) : « Les mères allaiteront leurs enfants deux ans complets, pour celui qui veut parfaire l’allaitement ». Le lait maternel est considéré comme la meilleure source de nutrition pour le nouveau-né, et il contient des anticorps qui protègent l’enfant contre diverses maladies.
8. Les invocations et bénédictions pour l’enfant
Il est également recommandé de prononcer des duas (invocations) pour l’enfant, afin de lui demander la protection divine contre le mal et d’invoquer des bénédictions pour sa santé, sa foi et sa longévité. Parmi les invocations prophétiques, on peut réciter : « Je demande protection pour toi auprès des paroles parfaites de Dieu contre tout diable et créature nuisible et contre tout mauvais œil » (rapporté par al-Bukhari). Cela est fait dans le but de protéger l’enfant des influences négatives dès sa naissance.
9. L’éducation spirituelle dès les premiers jours
Bien que les pratiques décrites ci-dessus soient des rites spécifiques à accomplir peu après la naissance, l’éducation spirituelle d’un enfant est un processus continu. Les parents sont encouragés à enseigner aux enfants les valeurs de l’islam dès leur plus jeune âge, à leur parler de Dieu, des prophètes, et à leur inculquer des comportements respectueux envers les autres.
Conclusion
Les sunna pour le nouveau-né dans l’islam ne sont pas seulement des pratiques culturelles, mais elles portent également une signification spirituelle profonde. Elles visent à introduire l’enfant dans la foi musulmane, à demander la bénédiction et la protection de Dieu, et à renforcer les liens familiaux et communautaires. Chaque acte, du simple appel à la prière à l’aqiqa, est conçu pour ancrer des valeurs de gratitude, de charité et de foi dans la vie de l’enfant et de sa famille. Ces traditions rappellent aux parents l’importance de la responsabilité spirituelle qu’ils portent dans l’éducation de leur enfant, un rôle qui commence dès ses premiers instants de vie.