Le premier document constitutionnel en Jordanie est le Statut de 1928. Ce document historique a établi les bases du système politique et administratif de la Transjordanie, qui était alors sous le mandat britannique. Le Statut de 1928 a été élaboré sous la direction du haut-commissaire britannique en Irak, Sir Herbert Samuel, avec la collaboration du chef de la tribu des Hawatat, le cheikh Abdullah. Ce statut a posé les fondements du système judiciaire, législatif et administratif de la Transjordanie, en accordant un pouvoir exécutif au gouvernement dirigé par le cheikh Abdullah. Le statut a également défini les pouvoirs du roi et les relations entre le gouvernement et la population. Il a été remplacé par la Constitution jordanienne de 1952 après l’indépendance complète du pays.
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Le Statut de 1928 était essentiellement une charte constitutionnelle qui établissait les bases du gouvernement pour la Transjordanie, une région qui correspond approximativement à l’actuelle Jordanie. Voici quelques points clés sur le Statut de 1928 :
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Pouvoirs du Roi : Le statut accordait au roi de Transjordanie des pouvoirs exécutifs étendus, y compris le droit de nommer et de destituer des ministres, de promulguer des lois et de commander les forces armées.
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Gouvernement : Le gouvernement était dirigé par un Premier ministre responsable devant l’Assemblée nationale (Majlis), composée de membres élus et nommés.
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Législation : Le statut prévoyait la création d’une législature bicamérale, avec un Sénat et une Chambre des députés.
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Justice : Il établissait un système judiciaire indépendant, avec des tribunaux pour régler les différends civils et criminels.
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Relations extérieures : Les affaires étrangères et la défense étaient sous la responsabilité du Royaume-Uni, qui représentait la Transjordanie dans les affaires internationales.
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Religion : Le statut reconnaissait l’islam comme la religion officielle de l’État, mais garantissait la liberté de culte pour toutes les religions.
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Protection des minorités : Il prévoyait des dispositions spéciales pour la protection des minorités ethniques et religieuses.
Le Statut de 1928 a posé les fondations du développement politique et institutionnel de la Jordanie moderne. Il a été suivi par d’autres réformes constitutionnelles et politiques, aboutissant à l’indépendance complète de la Jordanie en 1946 et à l’adoption de la Constitution jordanienne de 1952.