La position assise dans la prière occupe une place importante dans les rituels de nombreuses traditions religieuses, en particulier dans l’Islam, où elle est un élément essentiel du déroulement de la prière formelle, appelée « Salat ». Cet article se concentrera sur les différentes manières de s’asseoir dans la prière islamique, en expliquant les raisons et les significations associées à ces postures, ainsi que les conseils pratiques pour bien s’y conformer.
La place de la posture assise dans la prière islamique
Dans la prière musulmane, la posture assise apparaît après certaines prosternations (sujûd) et avant de terminer la prière. Elle est un élément fondamental de certaines unités de prière (rak’ât). S’asseoir de la bonne manière est considéré comme une démonstration de respect et de soumission à Dieu. La position assise s’appelle « Jalsah » ou « Tashahhud » selon le contexte dans lequel elle est pratiquée au sein de la prière.

Les types de position assise dans la prière
Il existe deux postures principales en Islam lors de la prière : le Jalsah et le Tawarruk. Chacune a des caractéristiques spécifiques et intervient à différents moments de la prière.
1. Le Jalsah (جلسة)
Le Jalsah est la posture assise adoptée entre deux prosternations. Lors de cette position, le fidèle s’assied sur son pied gauche plié sous lui, tandis que le pied droit reste debout avec les orteils pointant vers la direction de la prière (la Qibla). Le dos est droit, les mains sont posées sur les cuisses et le regard est dirigé vers le lieu de la prosternation. Cette posture représente un moment de pause et de recueillement après la prosternation avant de la refaire.
2. Le Tawarruk (تورك)
Le Tawarruk est la posture assise adoptée lors du dernier Tashahhud, c’est-à-dire juste avant de prononcer le salut final qui conclut la prière. Dans cette position, le fidèle s’assied en plaçant sa hanche gauche sur le sol, avec le pied gauche passant sous le tibia droit, tandis que le pied droit est dressé comme dans le Jalsah, avec les orteils pointant vers la Qibla. Cette posture est davantage pratiquée dans les prières comportant plusieurs rak’ât (comme la prière du Dhuhr ou du Isha), et elle incarne une position plus stable et solennelle.
La signification symbolique des postures assises
Les postures assises dans la prière ont une symbolique profonde liée à l’humilité, la soumission et la concentration spirituelle. La position Jalsah, entre deux prosternations, est un moment de calme et de contemplation, où le fidèle peut réfléchir à sa relation avec Dieu et se préparer à la prochaine prosternation. Le Tawarruk, étant la position adoptée avant la conclusion de la prière, symbolise l’achèvement du rituel dans un état de quiétude et de stabilité.
Ces postures reflètent une harmonie entre le corps et l’esprit, encourageant le croyant à aligner ses actions physiques avec son intention spirituelle. En effet, le maintien de l’alignement des pieds et des mains, ainsi que l’orientation du corps vers la Qibla, rappellent que chaque geste est dirigé vers la même finalité : la satisfaction de Dieu.
Conseils pratiques pour bien s’asseoir pendant la prière
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Prendre le temps de bien s’installer : Lorsque vous vous asseyez entre les prosternations, il est important de ne pas se précipiter. La position assise est un moment de pause dans la prière, permettant de ralentir et de ressentir la tranquillité de l’instant.
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Positionner correctement les pieds : La clé d’une bonne posture assise réside dans la position des pieds. Le pied gauche doit être replié sous le corps, tandis que le pied droit doit rester debout avec les orteils pointés vers la Qibla. Cette position peut sembler inconfortable au début, mais avec de la pratique, elle devient naturelle.
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Garder une posture droite : Il est recommandé de maintenir le dos droit et de ne pas se pencher. Une posture droite reflète l’attention et le respect dans la prière. Les mains doivent être posées naturellement sur les cuisses, sans serrer les poings ni les doigts.
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S’adapter en cas de difficulté : Certaines personnes, en raison de problèmes physiques ou d’âge, peuvent trouver difficile de maintenir ces postures. Il est permis dans l’Islam de s’asseoir de manière différente si la santé ou les circonstances ne permettent pas d’adopter la posture recommandée. Par exemple, un fidèle peut s’asseoir sur une chaise si s’agenouiller ou s’asseoir au sol lui est difficile. Ce qui compte, c’est l’intention et la concentration dans la prière.
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Se concentrer sur la respiration et l’intention : La position assise est aussi un moment pour réajuster sa concentration et son attention. Respirer profondément, fixer son regard sur l’endroit de la prosternation et se remémorer l’intention de la prière sont des éléments importants pour maintenir une connexion spirituelle.
Les bienfaits physiques de la position assise dans la prière
Bien que principalement spirituelles, les postures de la prière ont aussi des bienfaits physiques, en particulier la position assise. Le fait de s’asseoir sur les jambes permet d’étirer et de détendre certains muscles, notamment ceux des cuisses et des genoux. Cette posture renforce également les chevilles et améliore la souplesse des pieds. En outre, la posture droite aide à maintenir une bonne santé vertébrale et favorise une meilleure circulation sanguine dans le bas du corps.
Pour les personnes ayant une mobilité réduite, l’adoption de variantes adaptées des postures assises permet de tirer parti de ces bienfaits sans risquer de se blesser.
Conclusion
Savoir comment bien s’asseoir lors de la prière islamique est essentiel pour compléter l’acte de dévotion avec attention et respect. Les deux principales postures, le Jalsah et le Tawarruk, sont à la fois des moments de calme et de réflexion et des postures physiques qui aident à ancrer le corps et l’esprit dans la prière. En comprenant la signification de ces gestes et en pratiquant régulièrement, le fidèle peut perfectionner sa prière tout en restant en harmonie avec les enseignements spirituels et physiques de l’Islam.