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Meilleur Moment pour la Hijama

L’Art de la Hijama : Comprendre et Identifier le Meilleur Moment pour Pratiquer la Hijama

La hijama, également connue sous le nom de cupping en anglais, est une forme ancienne de thérapie qui consiste à appliquer des ventouses sur la peau pour drainer les impuretés du corps. Utilisée depuis des millénaires dans diverses cultures à travers le monde, cette pratique a gagné en popularité en raison de ses nombreux bienfaits pour la santé. Toutefois, pour en maximiser les avantages, il est essentiel de comprendre le meilleur moment pour pratiquer la hijama. Cet article explore les périodes optimales pour la hijama et les bases scientifiques et religieuses qui soutiennent cette thérapie alternative.

Qu’est-ce que la hijama ?

Avant d’aborder le moment idéal pour effectuer la hijama, il est important de comprendre ce qu’elle implique. La hijama est une forme de médecine traditionnelle qui remonte à plusieurs milliers d’années. Son principe repose sur l’utilisation de ventouses en verre ou en plastique qui sont placées sur la peau pour créer une aspiration. Cette aspiration attire le sang vers la surface de la peau, favorisant ainsi une meilleure circulation sanguine et l’élimination des toxines. Il existe deux formes principales de hijama : la hijama sèche et la hijama humide. La hijama sèche consiste simplement à aspirer la peau sans couper, tandis que la hijama humide implique de faire de petites incisions pour permettre au sang de s’écouler.

La hijama est réputée pour traiter divers problèmes de santé, notamment les douleurs musculaires, les maux de tête, les inflammations, et même des troubles plus graves comme l’hypertension artérielle et le diabète. Mais pour que cette pratique soit pleinement efficace, il est nécessaire de prendre en compte le facteur temps.

Importance du choix du moment pour la hijama

L’un des aspects les plus débattus de la hijama concerne le meilleur moment pour la pratiquer. Contrairement à certaines thérapies modernes, la hijama est étroitement liée à des croyances religieuses et spirituelles, en particulier dans le monde musulman. Le Prophète Mohammed (paix et salut soient sur lui) a recommandé cette pratique et a indiqué certains jours et périodes spécifiques qui sont bénéfiques pour la hijama.

Selon certains hadiths (enseignements du Prophète), les jours recommandés pour pratiquer la hijama sont les 17e, 19e, et 21e jours du mois lunaire islamique. Ces jours sont considérés comme particulièrement bénéfiques car ils coïncident avec des périodes où l’énergie corporelle et les processus physiologiques sont supposés être alignés de manière optimale.

Les savants musulmans expliquent que ces jours correspondent également à des phases spécifiques de la lune, notamment la période qui suit la pleine lune, lorsque le corps est perçu comme étant plus susceptible de libérer des toxines. Cela reflète une croyance ancienne qui voit la lune comme ayant un effet sur les liquides corporels, tout comme elle influence les marées.

Approche scientifique : Influence des rythmes circadiens et lunaires

Bien que ces recommandations soient profondément enracinées dans les croyances religieuses et culturelles, elles trouvent également un écho dans la science moderne. Les rythmes circadiens, qui sont les cycles naturels de 24 heures du corps, jouent un rôle crucial dans la régulation des processus biologiques tels que la production d’hormones, la digestion, et la circulation sanguine. Ces cycles sont influencés par des facteurs externes comme la lumière, le sommeil, et même les phases lunaires.

Des études récentes ont montré que la pleine lune peut effectivement avoir un impact sur le corps humain. Une théorie courante est que la gravité de la lune pourrait influencer les liquides corporels de manière similaire à son effet sur les marées. Cela pourrait expliquer pourquoi certaines personnes se sentent plus fatiguées ou agitées pendant la pleine lune, et pourquoi la période après la pleine lune est considérée comme le moment idéal pour évacuer les impuretés du corps via la hijama.

En outre, les experts en chronobiologie, la science qui étudie les rythmes biologiques, soutiennent que les cycles lunaires pourraient affecter le fonctionnement du système immunitaire et le processus de guérison. Ainsi, la synchronisation de la hijama avec ces cycles naturels pourrait potentiellement amplifier ses effets thérapeutiques.

Les jours interdits pour la hijama

Il est également important de noter que certains jours sont déconseillés pour la hijama, notamment les vendredis, samedis et dimanches, ainsi que les jours de pleine lune (13e, 14e, et 15e jours du mois lunaire). Ces jours sont évités en raison de la croyance qu’ils ne favorisent pas la guérison et pourraient même provoquer des effets indésirables.

Dans les textes islamiques, les vendredis sont des jours réservés à la prière et à la réflexion spirituelle, et il est conseillé d’éviter toute activité potentiellement fatigante ou intrusive comme la hijama. En revanche, les mardis et jeudis sont considérés comme de bons jours pour cette pratique, car ils coïncident souvent avec des périodes de repos et de récupération pour le corps.

Le moment de la journée

Outre le choix du jour, le moment de la journée pour pratiquer la hijama a également son importance. La hijama est traditionnellement effectuée le matin, juste après le lever du soleil. À ce moment, le corps est encore en phase de récupération après le repos nocturne, ce qui permet une meilleure réponse au traitement. Le matin est également le moment où la circulation sanguine est la plus active, facilitant ainsi l’élimination des toxines.

Il est déconseillé de pratiquer la hijama en fin de journée ou en soirée, car le corps commence à se préparer au repos et les processus de guérison sont moins actifs. De plus, en soirée, la fatigue et l’épuisement peuvent rendre l’expérience de la hijama plus désagréable ou moins efficace.

La fréquence de la hijama

La fréquence à laquelle on doit pratiquer la hijama dépend des besoins de chaque individu et de son état de santé. Pour les personnes en bonne santé, une hijama préventive deux fois par an est souvent suffisante. Cette fréquence permet d’éliminer les toxines accumulées et de stimuler le système immunitaire. Toutefois, pour ceux qui souffrent de maladies chroniques ou de douleurs persistantes, des séances plus fréquentes peuvent être nécessaires, allant d’une fois par mois à plusieurs fois par an.

Les praticiens recommandent souvent de consulter un professionnel expérimenté pour déterminer la fréquence optimale en fonction des symptômes et des besoins spécifiques.

Précautions et contre-indications

Bien que la hijama soit une pratique relativement sûre, elle n’est pas sans risques. Il est essentiel de prendre certaines précautions avant de subir une séance. Par exemple, il est déconseillé de faire de la hijama lorsqu’une personne est très fatiguée, déshydratée, ou immédiatement après un repas lourd. Il est recommandé de boire suffisamment d’eau avant la séance et d’éviter de manger des repas copieux avant la procédure.

Certaines conditions médicales, telles que les troubles de la coagulation, la grossesse, ou les maladies cardiaques graves, peuvent contre-indiquer la pratique de la hijama. Dans ces cas, il est crucial de consulter un professionnel de la santé avant d’entreprendre cette thérapie.

De plus, comme la hijama implique l’utilisation de ventouses et parfois des incisions cutanées, il est essentiel de veiller à l’hygiène et à la stérilisation des outils pour éviter tout risque d’infection. Se rendre chez un praticien qualifié est primordial pour garantir une expérience sûre et bénéfique.

Conclusion

La hijama, en tant que thérapie traditionnelle, continue de susciter un intérêt croissant dans le monde moderne. Qu’il s’agisse de soulager des douleurs physiques, de renforcer le système immunitaire, ou de promouvoir une meilleure circulation sanguine, cette méthode offre des avantages nombreux et variés. Cependant, pour en maximiser les effets, il est crucial de pratiquer la hijama au bon moment. En tenant compte des enseignements traditionnels, des cycles lunaires et des rythmes biologiques du corps, on peut s’assurer que cette pratique millénaire continue de fournir des bienfaits optimaux pour la santé.

Ainsi, en respectant le choix des jours, en tenant compte du moment de la journée et en adoptant une approche personnalisée de la fréquence, la hijama peut jouer un rôle clé dans l’amélioration du bien-être général.

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