Le « qanoun shibh al-munharif » en français, littéralement « loi sur les déviations mineures », est un concept juridique et social dans certains pays du Moyen-Orient, notamment en Égypte. Il fait référence à des lois ou des réglementations qui permettent aux autorités de poursuivre et de sanctionner les personnes pour des comportements considérés comme immoraux ou contraires aux normes sociales, même s’ils ne constituent pas des infractions pénales graves.
En Égypte, par exemple, le « qanoun shibh al-munharif » a été utilisé pour réprimer les comportements considérés comme indécents, tels que le port de vêtements jugés provocants, la consommation d’alcool en public ou les manifestations publiques d’affection entre personnes non mariées. Ces lois sont souvent critiquées pour leur caractère vague et leur application sélective, ce qui les rend potentiellement sujettes à l’abus et à l’arbitraire.

Il convient de noter que l’application et la signification exactes du « qanoun shibh al-munharif » peuvent varier d’un pays à l’autre, en fonction des normes sociales, culturelles et juridiques de chaque société.
Plus de connaissances
Le concept de « qanoun shibh al-munharif » est ancré dans les traditions légales et culturelles de certains pays du Moyen-Orient, où les normes sociales et morales jouent un rôle central dans la régulation des comportements individuels. Ces lois sont souvent considérées comme une extension du droit coutumier et de la jurisprudence islamique, qui prônent des normes élevées de moralité et de décence.
En Égypte, par exemple, le « qanoun shibh al-munharif » a été introduit pour la première fois pendant la période coloniale britannique, et il a été maintenu après l’indépendance en tant que moyen de réglementer les comportements socialement indésirables. Les infractions relevant de ce type de loi sont généralement considérées comme des délits mineurs, punissables par des amendes ou des peines de prison relativement courtes.
Cependant, l’application du « qanoun shibh al-munharif » a souvent été critiquée pour son caractère arbitraire et discriminatoire. Les autorités peuvent parfois l’utiliser de manière sélective pour cibler certains groupes sociaux ou pour réprimer les manifestations d’opinion qui défient l’ordre établi. De plus, le caractère vague et subjectif de ces lois les rend susceptibles d’interprétations divergentes, ce qui peut entraîner des injustices et des abus.
Malgré ces critiques, le « qanoun shibh al-munharif » reste en vigueur dans certains pays du Moyen-Orient, reflétant les défis complexes auxquels sont confrontées les sociétés qui cherchent à concilier les normes traditionnelles avec les valeurs modernes de liberté individuelle et d’égalité devant la loi.