Les inégalités (ou inégalités mathématiques) sont des relations entre deux expressions qui ne sont pas nécessairement égales. Elles jouent un rôle fondamental en mathématiques, en particulier dans les domaines de l’algèbre et de l’analyse, et permettent d’exprimer des situations dans lesquelles une quantité est supérieure ou inférieure à une autre. Les inégalités sont essentielles pour résoudre des problèmes liés à l’optimisation, à la comparaison et à la modélisation de divers phénomènes mathématiques et réels.
Définition des inégalités
Une inégalité est une relation mathématique entre deux expressions, indiquant que l’une est supérieure ou inférieure à l’autre. Les symboles couramment utilisés pour représenter les inégalités sont :

- < : inférieur à
- > : supérieur à
- ≤ : inférieur ou égal à
- ≥ : supérieur ou égal à
Par exemple, l’inégalité x<5 indique que x est inférieur à 5. De même, y≥3 signifie que y est supérieur ou égal à 3.
Types d’inégalités
Les inégalités peuvent être classées en plusieurs types, selon leur forme et les propriétés qu’elles possèdent :
1. Inégalités simples
Les inégalités simples impliquent une comparaison directe entre deux expressions. Elles peuvent être de la forme :
- a<b : où a est strictement inférieur à b
- a>b : où a est strictement supérieur à b
- a≤b : où a est inférieur ou égal à b
- a≥b : où a est supérieur ou égal à b
Ces inégalités sont souvent utilisées pour définir des plages de valeurs possibles pour des variables.
2. Inégalités composées
Les inégalités composées combinent plusieurs inégalités simples à l’aide des opérateurs logiques « et » ou « ou ». Elles se présentent sous deux formes principales :
- Inégalités conjuguées : Elles sont de la forme a<x<b, indiquant que x se trouve dans l’intervalle ouvert entre a et b.
- Inégalités disjointes : Elles sont de la forme x<a ou x>b, indiquant que x est soit inférieur à a, soit supérieur à b.
3. Inégalités quadratiques
Les inégalités quadratiques impliquent des expressions de degré deux, typiquement sous la forme ax2+bx+c<0 ou ax2+bx+c≥0. Pour résoudre ces inégalités, il est souvent nécessaire de factoriser l’expression quadratique ou d’utiliser la méthode de la parabole pour déterminer les valeurs de x qui satisfont l’inégalité.
4. Inégalités absolues
Les inégalités absolues impliquent des valeurs absolues, et sont souvent de la forme ∣x−a∣<b ou ∣x−a∣≥b. Elles expriment des contraintes sur la distance entre x et un certain point a. Pour les résoudre, on utilise les propriétés des valeurs absolues et les techniques de résolution des équations associées.
5. Inégalités rationnelles
Les inégalités rationnelles impliquent des fractions dont le numérateur et le dénominateur sont des polynômes. Elles sont typiquement de la forme Q(x)P(x)<0 ou Q(x)P(x)≥0. Pour les résoudre, il faut analyser les signes des polynômes en jeu, en prenant en compte les points où le dénominateur s’annule.
6. Inégalités logarithmiques
Les inégalités logarithmiques concernent les fonctions logarithmiques. Par exemple, loga(x)>b où a est la base du logarithme. La résolution de ces inégalités nécessite une compréhension approfondie des propriétés des logarithmes et de leurs domaines de définition.
Résolution des inégalités
La résolution des inégalités implique plusieurs méthodes, qui varient selon le type d’inégalité :
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Pour les inégalités simples :
- On résout en isolant la variable sur un côté de l’inégalité.
- On applique les propriétés de l’inégalité, notamment en inversant le sens de l’inégalité lors de la multiplication ou de la division par un nombre négatif.
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Pour les inégalités composées :
- On résout chaque inégalité séparément puis on combine les solutions en utilisant les opérateurs logiques « et » ou « ou ».
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Pour les inégalités quadratiques :
- On factorise l’expression quadratique ou on utilise la méthode du discriminant pour déterminer les valeurs de x qui satisfont l’inégalité.
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Pour les inégalités absolues :
- On décompose l’inégalité en plusieurs cas en fonction des valeurs absolues et on résout chaque cas séparément.
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Pour les inégalités rationnelles :
- On détermine les points critiques où le numérateur et le dénominateur changent de signe et on utilise ces points pour tester les intervalles.
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Pour les inégalités logarithmiques :
- On utilise les propriétés des logarithmes pour transformer l’inégalité en une forme plus simple à résoudre.
Applications des inégalités
Les inégalités sont utilisées dans de nombreux domaines des mathématiques et des sciences appliquées. Elles sont essentielles dans l’analyse des fonctions, la programmation linéaire, la théorie des jeux, et les statistiques, entre autres. Elles permettent de modéliser des situations où les quantités sont contraintes par des limites supérieures ou inférieures, et sont également utilisées pour optimiser les solutions dans divers problèmes pratiques.
En conclusion, les inégalités sont des outils puissants qui permettent de comparer des expressions et de définir des plages de valeurs possibles pour des variables. Leur compréhension et leur maîtrise sont essentielles pour résoudre une large gamme de problèmes mathématiques et pour appliquer ces concepts dans des situations réelles.