Les jardins suspendus de Babylone, également connus sous le nom de « Jardins de Sémiramis », sont considérés comme l’une des Sept Merveilles du monde antique. Ils auraient été construits à Babylone, en Mésopotamie, près de l’actuelle Baghdad en Irak, pendant la période néo-babylonienne, vers 600 avant notre ère.
Ces jardins sont souvent associés à Sémiramis, la légendaire reine de Babylone, bien qu’il n’existe pas de preuves historiques solides de leur existence. Selon les récits anciens, les jardins auraient été construits par le roi Nabuchodonosor II pour sa femme, Amytis de Médie, qui s’ennuyait des montagnes verdoyantes de sa terre natale.

La particularité de ces jardins était leur caractère suspendu, avec des terrasses de verdure superposées soutenues par des structures en briques et en pierres. Ils étaient alimentés en eau par un système de canaux depuis l’Euphrate, ce qui aurait nécessité un ingénieux système hydraulique pour maintenir l’irrigation des plantes en terrasse.
Malheureusement, il ne reste aucun vestige des jardins suspendus de Babylone aujourd’hui, et leur existence réelle est parfois remise en question par les historiens modernes en raison du manque de preuves archéologiques directes. Cependant, leur renommée dans l’histoire et la littérature anciennes en tant que symbole de la splendeur et de la grandeur de l’Empire babylonien demeure.
Plus de connaissances
Les jardins suspendus de Babylone sont souvent décrits comme un exploit d’ingénierie remarquable de l’antiquité. Selon les récits anciens, les jardins comprenaient une série de terrasses surélevées, chacune supportant une couche de terre suffisamment profonde pour permettre la croissance d’arbres, de plantes et de fleurs.
Pour maintenir ces jardins, l’eau devait être acheminée depuis l’Euphrate, qui coulait à proximité. Certains historiens suggèrent que des pompes à eau ou des norias (des roues à eau) auraient pu être utilisées pour élever l’eau vers les terrasses supérieures. D’autres théories évoquent l’utilisation d’un système de canaux en terre cuite pour l’irrigation, avec l’eau étant transportée par gravité depuis le fleuve.
La hauteur des jardins varie selon les sources anciennes, certaines mentionnant une hauteur pouvant atteindre 24 à 30 mètres. Les terrasses auraient été construites en briques cuites au soleil, renforcées par des poutres en bois et des plaques de plomb pour étanchéifier les surfaces.
Les plantes cultivées dans les jardins suspendus étaient probablement diverses, avec des arbres fruitiers, des plantes ornementales et peut-être même des légumes. Ces jardins étaient non seulement un témoignage de l’ingéniosité technique de l’époque, mais aussi un symbole du pouvoir et de la richesse de la royauté babylonienne.
Malgré leur renommée, l’existence des jardins suspendus de Babylone a été remise en question par certains historiens, en partie en raison de l’absence de preuves archéologiques directes. Cependant, de nombreux récits antiques, y compris ceux de l’historien grec Hérodote, ont contribué à perpétuer la légende de ces jardins parmi les merveilles du monde antique.