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Kepler-1735 b : Super-Terre découverte

Kepler-1735 b : Une Super-Terre Découverte par le Télescope Kepler

L’astronomie, une science en constante évolution, a connu un bond spectaculaire avec la découverte d’exoplanètes, ces mondes lointains orbitant autour d’étoiles autres que notre Soleil. Parmi les nombreuses découvertes, la planète Kepler-1735 b, identifiée en 2021, émerge comme un exemple fascinant des super-Terres détectées grâce aux efforts d’observation réalisés par le télescope spatial Kepler. Ce dernier, une mission de la NASA dédiée à la recherche d’exoplanètes, a permis de fournir des informations essentielles sur des mondes situés à des années-lumière de notre propre système solaire. Kepler-1735 b, une super-Terre, s’inscrit dans cette catégorie des exoplanètes qui possèdent des caractéristiques proches de la Terre, tout en étant suffisamment différentes pour éveiller l’intérêt des astronomes et des scientifiques spécialisés dans l’étude des exoplanètes.

Découverte et caractéristiques de Kepler-1735 b

La découverte de Kepler-1735 b a été réalisée par la méthode de la transit, une technique efficace pour détecter les exoplanètes. Cette méthode repose sur l’observation de la lumière de l’étoile hôte qui diminue de manière régulière lorsque la planète passe devant elle. Kepler-1735 b, un monde lointain, a été détectée grâce à des données précises collectées par le télescope spatial Kepler, qui a observé cette planète pendant plusieurs mois.

Située à environ 800 années-lumière de la Terre, Kepler-1735 b orbite autour de son étoile hôte dans une zone qui n’est pas propice à la vie telle que nous la connaissons. Cependant, sa découverte soulève des questions passionnantes sur les mondes lointains et la possibilité d’existence de conditions favorables à la vie dans d’autres systèmes stellaires.

Super-Terre : un type de planète aux caractéristiques intrigantes

Les super-Terres représentent une catégorie de planètes qui, comme la Terre, ont une taille et une masse plus grandes que notre propre planète, mais qui ne sont pas assez grandes pour être qualifiées de géantes gazeuses comme Jupiter. Kepler-1735 b est classifiée comme une super-Terre en raison de sa masse et de son rayon, qui sont respectivement 1,84 et 1,194 fois plus grands que ceux de la Terre. Cela signifie que la planète possède une gravité plus forte, ce qui pourrait avoir un impact significatif sur les conditions de surface et l’atmosphère de la planète.

Le rayon de Kepler-1735 b est légèrement supérieur à celui de la Terre, ce qui pourrait suggérer que la planète possède une composition différente. Les super-Terres, en raison de leur masse et de leur taille accrues, peuvent présenter des atmosphères plus épaisses et une pression atmosphérique plus importante, influençant potentiellement la composition de l’atmosphère et les conditions climatiques.

Distance et période orbitale : une orbite étonnamment courte

Kepler-1735 b orbite à une distance extrêmement proche de son étoile hôte, avec un rayon orbital de seulement 0,0621 unités astronomiques (UA), soit environ six fois plus près que la Terre du Soleil. Cela signifie que la planète complète une révolution autour de son étoile en seulement 0,021081451 jours, soit un peu plus de 30 heures. Cette période orbitale si courte place Kepler-1735 b dans une zone appelée « période orbitale ultra-courte », où la planète effectue des révolutions très rapides.

Les exoplanètes comme Kepler-1735 b qui ont une période orbitale aussi courte subissent une forte influence gravitationnelle de leur étoile hôte, ce qui pourrait entraîner des températures extrêmement élevées sur la surface de la planète. De telles conditions rendent probablement la vie telle que nous la concevons peu probable, bien que cela n’exclut pas la possibilité d’une forme de vie différente, résiliente aux conditions extrêmes.

Une orbite presque circulaire

Kepler-1735 b se distingue également par l’orbite presque parfaitement circulaire qu’elle suit autour de son étoile hôte, avec une excentricité de 0,0. Cela signifie que la distance entre la planète et son étoile ne varie pas de manière significative au cours de son orbite, contrairement à d’autres planètes dont l’orbite peut être elliptique, provoquant de grandes variations dans la température et d’autres conditions sur la planète. Une orbite circulaire indique que les variations de température sur Kepler-1735 b pourraient être relativement constantes, ce qui pourrait avoir des implications sur la composition atmosphérique et les phénomènes météorologiques de la planète.

Caractéristiques de l’étoile hôte de Kepler-1735 b

L’étoile hôte de Kepler-1735 b, une étoile de type G, est bien plus éloignée de la classification des étoiles de type solaire que l’on retrouve dans notre propre système solaire. Avec une magnitude stellaire de 15,896, cette étoile est relativement faible en luminosité par rapport aux étoiles que l’on trouve généralement dans des systèmes stellaires voisins, ce qui fait que Kepler-1735 b reçoit une quantité de lumière et de chaleur plus faible que la Terre. Cette faible luminosité pourrait également expliquer les conditions extrêmes observées sur la planète et l’absence de possibilité d’habitabilité pour des formes de vie basées sur le carbone et l’eau.

La méthode de détection : Transit

La méthode de détection employée pour découvrir Kepler-1735 b est celle du transit, qui reste l’une des techniques les plus utilisées pour la recherche d’exoplanètes. Lorsque la planète passe devant son étoile hôte, elle bloque une petite quantité de lumière provenant de cette étoile, ce qui entraîne une diminution observable de la luminosité de l’étoile. En mesurant cette diminution de lumière, les scientifiques peuvent déterminer la taille de la planète, la période orbitale et même certaines informations sur l’atmosphère de l’exoplanète. Grâce au télescope spatial Kepler, cette méthode a permis de découvrir des milliers d’exoplanètes, chacune offrant une fenêtre unique sur les différents types de mondes qui existent dans notre galaxie.

Les implications de la découverte de Kepler-1735 b

Kepler-1735 b représente une avancée importante dans la compréhension des super-Terres et des exoplanètes en général. Sa découverte confirme la présence de planètes avec des caractéristiques uniques qui n’ont pas de réelles analogies dans notre propre système solaire. La possibilité d’étudier une telle planète offre aux scientifiques une occasion précieuse de mieux comprendre la diversité des mondes au-delà de notre système, les conditions qui régissent leur formation, et les types de compositions chimiques qui peuvent exister dans des environnements extrêmes.

La découverte de Kepler-1735 b s’inscrit également dans une quête plus vaste pour identifier des exoplanètes potentiellement habitables. Bien que cette planète ne soit pas considérée comme habitable en raison de ses conditions extrêmes, elle fournit des informations cruciales qui peuvent être appliquées à la recherche d’autres planètes qui pourraient abriter la vie. Les données sur l’atmosphère, la composition et la dynamique de Kepler-1735 b pourraient également offrir des indices pour la recherche d’exoplanètes similaires, mais situées dans des zones plus tempérées autour de leurs étoiles.

Conclusion

Kepler-1735 b est une exoplanète remarquable qui, par ses caractéristiques exceptionnelles, nous ouvre une porte vers une meilleure compréhension des types de planètes qui peuplent notre galaxie. Bien que son environnement hostile et ses conditions extrêmes excluent la possibilité de vie telle que nous la connaissons, sa découverte contribue à l’élargissement de notre savoir sur l’univers. Les recherches continues sur des exoplanètes comme Kepler-1735 b, ainsi que l’utilisation de nouvelles méthodes de détection, promettent de dévoiler encore plus de mystères concernant les mondes lointains et d’offrir des perspectives fascinantes pour l’avenir de l’astronomie.

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