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Kepler-143 c : Exoplanète Neptune-like

Kepler-143 c : Une planète Neptune-like à la découverte fascinante

Dans l’immensité de l’univers, chaque nouvelle découverte astronomique apporte son lot de surprises et de mystères. L’une de ces découvertes marquantes est la planète Kepler-143 c, qui fait partie d’un système stellaire situé à environ 2640 années-lumière de la Terre. Cette exoplanète a été identifiée pour la première fois en 2014 grâce aux observations du télescope spatial Kepler. Depuis sa découverte, Kepler-143 c a intrigué les chercheurs par ses caractéristiques uniques, notamment sa taille, sa masse et son type de planète, qui la classent parmi les exoplanètes de type Neptune-like.

Le système Kepler-143 : Un environnement stellaire particulier

Kepler-143 c orbite autour de l’étoile Kepler-143, une étoile de faible luminosité dont la magnitude stellaire est de 13.882. Cette magnitude indique que l’étoile est relativement faible par rapport aux étoiles que l’on peut observer à l’œil nu depuis la Terre. Toutefois, bien que moins lumineuse, Kepler-143 est l’objet de nombreuses études en raison de la présence d’exoplanètes intéressantes qui gravitent autour d’elle, et Kepler-143 c en fait partie.

L’étoile Kepler-143 est située dans la constellation du Cygne et fait partie des milliers d’étoiles surveillées par la mission Kepler de la NASA. L’objectif de cette mission était de découvrir des exoplanètes, et Kepler-143 c a été l’un des objets fascinants détectés.

Kepler-143 c : Un Neptune-like dans un système lointain

Kepler-143 c appartient à la catégorie des exoplanètes de type Neptune-like, ce qui signifie qu’elle présente des caractéristiques similaires à celles de Neptune dans notre propre système solaire. Neptune, la huitième planète de notre système, est une géante glacée composée principalement de gaz et de glace, avec une atmosphère dense et des températures extrêmement froides.

En ce qui concerne Kepler-143 c, sa masse est environ 11,3 fois supérieure à celle de la Terre, ce qui en fait une planète massive comparée aux géantes gazeuses du système solaire. Cependant, sa taille ne correspond pas tout à fait à celle des géantes gazeuses telles que Jupiter, car son rayon est environ 0,301 fois celui de Jupiter. Cela souligne le caractère particulier de Kepler-143 c, qui se situe entre les types de planètes telluriques et gazeuses.

Sa faible taille, associée à sa masse relativement importante, suggère qu’elle pourrait avoir une composition différente de celle des planètes rocheuses. Cette différence pourrait également influencer sa capacité à retenir une atmosphère dense et ses conditions climatiques.

Des caractéristiques orbitaires remarquables

L’orbite de Kepler-143 c autour de son étoile est l’un des aspects les plus intéressants de sa découverte. Située à une distance de 0,181 unités astronomiques (UA) de son étoile, la planète se trouve beaucoup plus près de son étoile que la Terre ne l’est du Soleil. Cette proximité indique une orbite rapide, avec une période orbitale d’environ 0,0742 jours, soit environ 1,78 heures. En comparaison, la Terre met 365,25 jours pour effectuer une révolution complète autour du Soleil.

L’excentricité de l’orbite de Kepler-143 c est de 0,0, ce qui signifie que son orbite est presque parfaitement circulaire, contrairement à d’autres exoplanètes dont les orbites peuvent être plus elliptiques. Une orbite circulaire permet une répartition plus régulière de la chaleur provenant de l’étoile, mais étant donné la proximité de la planète avec son étoile, la température de Kepler-143 c est probablement très élevée.

La méthode de détection : Un transit fascinant

La détection de Kepler-143 c a été réalisée grâce à la méthode du transit, qui consiste à observer la variation de la luminosité d’une étoile lorsqu’une planète passe devant elle, bloquant temporairement une petite partie de la lumière stellaire. Ce phénomène de transit permet aux astronomes de mesurer avec précision les dimensions de la planète et de déduire certaines de ses caractéristiques, comme son rayon et son orbital radius.

La méthode du transit est extrêmement efficace pour la découverte d’exoplanètes et a été un outil clé de la mission Kepler. Grâce à cette technique, les scientifiques ont pu identifier un grand nombre d’exoplanètes, dont Kepler-143 c, et en apprendre davantage sur leurs atmosphères et leurs compositions.

Les implications de la découverte

La découverte de Kepler-143 c et d’autres exoplanètes similaires a des implications profondes pour notre compréhension de l’univers. D’une part, ces découvertes montrent qu’il existe une diversité incroyable de planètes dans l’univers, certaines étant très différentes de celles de notre propre système solaire. D’autre part, elles soulignent la complexité des processus qui gouvernent la formation et l’évolution des planètes.

Kepler-143 c, en particulier, met en évidence la variété des exoplanètes Neptune-like et leur potentiel pour abriter des atmosphères épaisses et des conditions climatiques extrêmes. Bien que la planète soit trop chaude pour la vie telle que nous la connaissons, son étude permet aux scientifiques d’élargir leurs connaissances sur la formation des planètes géantes et la dynamique des systèmes planétaires.

Conclusion : Une planète énigmatique et fascinante

Kepler-143 c est un exemple fascinant des découvertes réalisées par la mission Kepler. Grâce à sa masse imposante, son orbite rapide et ses caractéristiques de type Neptune-like, elle offre aux scientifiques un terrain d’étude riche pour mieux comprendre les exoplanètes lointaines et leurs systèmes stellaires. Cette planète, bien qu’inhospitalière pour la vie telle que nous la connaissons, représente une clé essentielle pour l’étude de la diversité planétaire dans l’univers.

L’exploration de ces mondes lointains nous aide à affiner nos théories sur la formation des planètes, les atmosphères et les conditions qui pourraient, un jour, abriter la vie ailleurs dans l’univers. Kepler-143 c, bien qu’à une distance de 2640 années-lumière, continue d’alimenter l’enthousiasme des astronomes et des chercheurs, tout en nous rappelant la vastitude et la richesse des merveilles qui peuplent l’univers.

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