Kepler-137 c : Une Super Terre au cœur d’une étoile lointaine
L’astronomie moderne a permis d’ouvrir des fenêtres fascinantes sur l’univers, découvrant des planètes et des systèmes solaires au-delà de ce que l’on aurait pu imaginer il y a encore quelques décennies. Parmi ces découvertes, Kepler-137 c émerge comme un objet d’étude captivant, représentant l’une des nombreuses exoplanètes découvertes grâce à la mission Kepler de la NASA. Située à une distance impressionnante de 988 années-lumière de la Terre, cette planète fait partie des Super-Terres, une classe de planètes de plus en plus étudiée pour sa capacité potentielle à héberger des conditions de vie ou des caractéristiques intéressantes pour l’astronomie.
Découverte et caractéristiques orbitales
Kepler-137 c a été découverte en 2014 grâce à la méthode de transit, une technique où les astronomes observent la diminution de la luminosité d’une étoile lorsque une planète passe devant elle. Cela permet d’extrapoler des informations sur la taille et l’orbite de la planète. Cette découverte a été rendue possible par le télescope spatial Kepler, qui a scruté une grande partie du ciel pour identifier des planètes en dehors de notre système solaire. La planète se situe dans le système de l’étoile Kepler-137, une étoile relativement distante de la Terre, avec une magnitude stellaire de 13.063, ce qui en fait une étoile faible à l’œil nu, difficile à observer sans des instruments d’astronomie avancés.

L’orbite de Kepler-137 c est particulièrement remarquable. Située à une distance orbitale de seulement 0,13 unité astronomique (UA) de son étoile hôte, la planète fait un tour complet en seulement 0,051 années, soit environ 19 jours terrestres. Cela en fait une planète très proche de son étoile, ce qui a des implications sur la température de surface et les conditions environnementales de la planète. La faible distance de l’orbite entraîne une période orbitale extrêmement courte, faisant de Kepler-137 c une planète au cycle rapide.
Propriétés physiques : Une Super-Terre aux dimensions impressionnantes
Kepler-137 c appartient à la catégorie des Super-Terres, des exoplanètes plus grandes que la Terre mais plus petites que les géantes gazeuses comme Uranus ou Neptune. En termes de masse, Kepler-137 c est environ 4,19 fois plus massive que la Terre, ce qui suggère une densité relativement élevée. Cette masse accrue pourrait indiquer une atmosphère plus dense ou des caractéristiques géologiques telles que des volcans actifs ou des plaques tectoniques, comme celles que l’on retrouve sur notre propre planète.
En ce qui concerne son rayon, Kepler-137 c est environ 1,88 fois plus grand que celui de la Terre, ce qui la classe également parmi les grandes planètes rocheuses. Cette dimension implique un volume plus important et un potentiel d’atmosphère ou de noyau plus conséquent. Les caractéristiques géologiques et climatiques de telles planètes sont un sujet d’étude particulièrement intrigant pour les astronomes et les exobiologistes, car elles pourraient présenter des conditions propices à la formation de vie, ou, au contraire, des conditions extrêmes.
Conditions climatiques et atmosphériques
Étant donné la proximité de Kepler-137 c avec son étoile hôte, il est peu probable que cette planète puisse abriter la vie telle que nous la connaissons sur Terre. La proximité à l’étoile suggère une température de surface élevée, rendant l’existence d’eau liquide peu probable. Cependant, l’étude de cette planète pourrait offrir un aperçu sur la dynamique des atmosphères planétaires dans des environnements extrêmes.
L’absence d’excentricité orbitale, avec une valeur de 0.0, indique que l’orbite de Kepler-137 c est presque parfaitement circulaire. Cela suggère que la planète bénéficie d’une distribution relativement uniforme de l’énergie reçue de son étoile, ce qui pourrait influencer la stabilité climatique sur la planète. Une orbite excentrique pourrait entraîner de grandes variations de température, mais ici, une orbite circulaire implique une température de surface relativement constante tout au long de l’orbite.