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Kepler-136 b : Super Terre

Kepler-136 b : Une Super Terre au cœur de l’univers lointain

Le domaine de l’astronomie a connu des avancées majeures au cours des dernières décennies, grâce aux progrès des télescopes et aux missions spatiales comme le télescope spatial Kepler. Parmi les découvertes les plus intéressantes figure Kepler-136 b, une planète située à environ 1373 années-lumière de la Terre. Découverte en 2014, cette exoplanète intrigante, de type « Super Terre », nous offre un aperçu fascinant de ce que pourrait être un monde extraterrestre situé hors de notre système solaire.

Une Super Terre aux caractéristiques étonnantes

Kepler-136 b appartient à la catégorie des « Super Terre », un terme utilisé pour décrire les exoplanètes dont la masse est supérieure à celle de la Terre, mais inférieure à celle des géantes gazeuses comme Neptune ou Uranus. En l’occurrence, Kepler-136 b est environ 19,8 fois plus massive que notre planète. Cette masse considérable peut avoir une influence notable sur la géologie de la planète, notamment sur la structure de son noyau et la dynamique de ses volcans, mais aussi sur la formation de son atmosphère.

En plus de sa masse impressionnante, la planète possède également un rayon qui est 2,05 fois celui de la Terre. Cela suggère que Kepler-136 b pourrait avoir une atmosphère plus épaisse que la nôtre, avec un potentiel pour une température de surface plus élevée. Bien que l’existence d’une atmosphère habitable sur cette planète reste incertaine, la possibilité d’une telle atmosphère, en particulier compte tenu de la nature de son orbite, attire l’attention des chercheurs et des astronomes.

Un voyage autour de son étoile

Kepler-136 b orbite autour de son étoile, Kepler-136, en un peu plus de 0,03 jours terrestres, soit environ 45 minutes. Cette période orbitale extrêmement courte signifie que la planète se trouve très proche de son étoile, à une distance de seulement 0,106 unités astronomiques (UA), soit environ 10,6% de la distance entre la Terre et le Soleil. De telles caractéristiques en font une planète qui connaît probablement des températures de surface élevées en raison de la proximité de son étoile.

La proximité de Kepler-136 b à son étoile a aussi une influence sur la forme de son orbite. Le faible éloignement et l’orbite presque circulaire, avec une excentricité de 0.0, suggèrent une orbite stable et régulière, un facteur important pour les études concernant la stabilité climatique de la planète.

Une détection grâce à la méthode des transits

La découverte de Kepler-136 b a été réalisée à l’aide de la méthode des transits, une technique utilisée par le télescope spatial Kepler. Cette méthode repose sur l’observation de la diminution de la luminosité d’une étoile lorsque une planète passe devant elle, vue depuis la Terre. Chaque fois qu’une planète effectue un transit, la lumière de son étoile subit une légère atténuation qui peut être mesurée. En surveillant ces variations de luminosité, les astronomes peuvent déterminer les caractéristiques de l’exoplanète, telles que sa taille, sa masse et sa distance par rapport à son étoile.

Le transit de Kepler-136 b a été observé à plusieurs reprises, permettant aux chercheurs de calculer avec précision ses paramètres orbitaux et sa taille. Ces observations ont également permis d’exclure d’autres méthodes de détection telles que la méthode de la vitesse radiale, qui n’aurait pas été aussi efficace dans ce cas en raison de la faible masse de la planète.

Kepler-136 b et la recherche d’une vie extraterrestre

Malgré la fascinante découverte de Kepler-136 b, la question de la vie extraterrestre reste ouverte. La Super Terre est située dans une zone particulièrement chaude de son système, ce qui pourrait rendre difficile l’existence d’eau liquide à sa surface, une condition considérée comme essentielle à la vie telle que nous la connaissons. Cependant, il est important de noter que l’on sait encore très peu sur les atmosphères des exoplanètes de type Super Terre et qu’il est possible que des conditions propices à la vie y existent sous des formes totalement différentes de celles de la Terre.

Une autre question importante concerne l’orbite de la planète. Étant si proche de son étoile, Kepler-136 b pourrait être soumise à des radiations intenses, ce qui met en doute l’existence d’une atmosphère stable capable de soutenir la vie. Néanmoins, cette proximité peut aussi signifier que la planète possède un environnement dynamique et peut-être même des phénomènes géologiques intéressants, comme des volcans actifs ou des courants océaniques dans un océan profond.

Les implications de la découverte pour la recherche spatiale

Kepler-136 b constitue un exemple de la diversité des exoplanètes qui peuplent notre galaxie. Sa découverte illustre la capacité du télescope spatial Kepler à identifier des planètes situées à des distances considérables de la Terre, souvent dans des systèmes stellaires lointains et difficiles à observer avec les télescopes traditionnels. Cette découverte ouvre la voie à de futures recherches sur les Super Terres et sur les conditions nécessaires à la formation et à la stabilité des atmosphères planétaires.

De plus, la découverte de Kepler-136 b démontre la manière dont les astronomes sont en mesure de détecter des exoplanètes même dans des systèmes exo-solaires éloignés. Grâce à des instruments de pointe et des techniques d’observation avancées, les scientifiques peuvent désormais mieux comprendre la variété des exoplanètes qui existent dans notre univers et mieux appréhender les caractéristiques qui favorisent la vie.

Conclusion

Kepler-136 b est une Super Terre fascinante, à la fois proche et lointaine, une planète qui, bien qu’inaccessible à ce jour, offre une fenêtre unique sur les mystères de l’univers. Avec sa taille imposante, son orbite rapide et ses caractéristiques géologiques possibles, cette planète reste un sujet d’étude incontournable pour les astronomes et astrobiologistes du monde entier. Si la recherche continue à se développer et si de nouvelles missions sont lancées, peut-être un jour pourrons-nous en apprendre davantage sur cette exoplanète et d’autres mondes lointains, et peut-être, découvrir qu’ils abritent des formes de vie bien différentes de celles que nous connaissons.

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