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Kepler-1337 b : Exoplanète Neptune-like

Kepler-1337 b : Une planète Neptune-like au cœur de la recherche exoplanétaire

Dans l’immensité de l’univers, des milliers de planètes et d’étoiles attendent d’être découvertes. Parmi ces objets célestes, les exoplanètes, ou planètes situées en dehors de notre système solaire, attirent l’attention des scientifiques en raison de leur diversité et de leurs caractéristiques uniques. L’une de ces découvertes majeures est celle de Kepler-1337 b, une exoplanète située à environ 1963 années-lumière de la Terre. Découverte en 2016, cette planète de type Neptune-like, c’est-à-dire semblable à Neptune, fascine les chercheurs en raison de ses caractéristiques particulières et de son potentiel pour des études futures sur les systèmes planétaires.

La découverte de Kepler-1337 b

Kepler-1337 b a été découverte grâce à la mission Kepler de la NASA, un programme spatial lancé en 2009 avec pour objectif principal de rechercher des exoplanètes en orbite autour d’autres étoiles. Cette mission utilise principalement la méthode du transit pour détecter les exoplanètes. Le transit se produit lorsqu’une planète passe devant son étoile par rapport à la Terre, créant une légère baisse de la luminosité de l’étoile, un phénomène mesurable à l’aide des télescopes spatiaux.

Dans le cas de Kepler-1337 b, ce phénomène a été observé pour la première fois en 2016, lorsque les scientifiques ont enregistré des variations dans la luminosité de son étoile hôte, Kepler-1337. Ce signal a été analysé et confirmé comme étant celui d’une exoplanète en transit. Les données collectées ont permis d’en déduire plusieurs caractéristiques intéressantes de cette planète.

Caractéristiques physiques de Kepler-1337 b

Kepler-1337 b est une planète Neptune-like, ce qui signifie qu’elle présente des caractéristiques similaires à celles de Neptune, la huitième planète du système solaire. Ces planètes sont généralement riches en gaz, avec des atmosphères épaisses composées principalement d’hydrogène et d’hélium, et une petite fraction d’eau sous forme de glace et de vapeur.

L’une des premières caractéristiques notables de Kepler-1337 b est sa masse. Elle est 6,39 fois plus massive que la Terre, ce qui lui donne un champ gravitationnel plus important que celui de notre propre planète. En revanche, sa taille est relativement modeste par rapport aux autres géantes de gaz. Elle possède un rayon équivalent à seulement 0,215 fois celui de Jupiter, ce qui est surprenant, étant donné sa masse relativement élevée. Cette disproportion entre la masse et le rayon suggère que Kepler-1337 b pourrait être constitué principalement de gaz léger, avec peu de matière solide.

Les caractéristiques orbitales de Kepler-1337 b

L’orbite de Kepler-1337 b autour de son étoile hôte est tout aussi fascinante. La planète se trouve à une distance de 0,1441 unités astronomiques (UA) de son étoile, soit environ 21,5 millions de kilomètres. Cette distance est bien plus proche que la Terre de son propre Soleil, mais elle est typique des exoplanètes en orbite rapprochée détectées par la mission Kepler. En effet, Kepler-1337 b effectue une révolution autour de son étoile en seulement 0,0668 jours, soit un peu plus d’une heure et demie. Ce court cycle orbital fait de cette exoplanète une « super-Vénus » ou une planète extrêmement chaude, à la surface probablement hostile, avec des températures pouvant atteindre des valeurs très élevées.

Il est également important de noter que l’excentricité de l’orbite de Kepler-1337 b est de 0,0, ce qui signifie que son orbite est presque parfaitement circulaire. Cette particularité est rare parmi les exoplanètes découvertes, car beaucoup d’entre elles présentent des orbites légèrement elliptiques, créant des variations plus importantes de température au cours de l’année.

Un environnement hostile et des perspectives scientifiques

Kepler-1337 b, avec sa taille et sa masse considérables, se situe dans la catégorie des exoplanètes de type Neptune-like, des géantes gazeuses qui n’ont pas d’équivalent direct dans notre propre système solaire. Son environnement est probablement très différent de celui de la Terre. En raison de sa proximité avec son étoile hôte et de son faible rayon, la planète est probablement soumise à des températures extrêmement élevées, qui rendent l’existence de la vie, telle que nous la connaissons, improbable. De plus, son atmosphère dense et gazeuse, composée de divers éléments chimiques, pourrait offrir un terrain d’étude fascinant pour comprendre la composition et l’évolution des atmosphères exoplanétaires.

Les chercheurs sont particulièrement intéressés par la possibilité d’étudier les propriétés de l’atmosphère de Kepler-1337 b. La méthode du transit permet en effet de détecter des signes d’atmosphères exoplanétaires en mesurant l’atténuation de la lumière stellaire lors du passage de la planète. Cette méthode est cruciale pour analyser la composition atmosphérique des exoplanètes et déterminer la présence de gaz comme l’hydrogène, l’hélium, le méthane ou l’eau, qui sont des éléments clés pour comprendre la formation des planètes et les conditions nécessaires à l’émergence de la vie.

Conclusion

Kepler-1337 b, avec ses caractéristiques uniques, représente une étape importante dans la recherche sur les exoplanètes et l’étude des systèmes planétaires au-delà de notre propre voisinage. Bien que son environnement semble être inhospitalier pour la vie, cette exoplanète Neptune-like nous offre des informations précieuses sur les conditions de formation et les évolutions possibles des planètes de grande taille. La mission Kepler et ses successeurs continueront d’approfondir notre compréhension de ces mondes lointains, nous rapprochant toujours davantage de la réponse à la question fondamentale : sommes-nous seuls dans l’univers ?

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