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Kepler-120 c : Super-Terre exceptionnelle

Kepler-120 c : Un Super-Terre captivant à 1 268 années-lumière

L’astronomie moderne, avec ses avancées technologiques et ses missions spatiales ambitieuses, a permis la découverte de nombreux exoplanètes. Parmi ces découvertes, la planète Kepler-120 c, un exoplanète de type Super-Terre, suscite un grand intérêt. Située à environ 1 268 années-lumière de la Terre, cette planète a été découverte en 2014 par la mission Kepler, dans le cadre de l’exploration de systèmes stellaires éloignés. Bien que la distance la séparant de notre planète la rende inaccessible avec les technologies actuelles, son étude permet de mieux comprendre la diversité des exoplanètes qui peuplent l’univers.

La découverte de Kepler-120 c

Kepler-120 c fait partie du système stellaire Kepler-120, situé dans la constellation du Dragon. La découverte de cette planète a été réalisée grâce à la méthode du transit, une technique dans laquelle la lumière d’une étoile diminue légèrement chaque fois qu’une planète passe devant elle, ce qui permet de déduire les caractéristiques de l’orbite et de la planète elle-même.

En 2014, le télescope spatial Kepler a détecté cette variation de luminosité, marquant ainsi la première observation de Kepler-120 c. Ce type de découverte est essentiel pour l’astronomie exoplanétaire, car il fournit des informations clés sur des planètes situées bien au-delà de notre système solaire.

Caractéristiques physiques de Kepler-120 c

Masse et composition

Kepler-120 c est une Super-Terre, une catégorie d’exoplanètes qui sont plus massives que la Terre mais plus petites que les géantes gazeuses comme Neptune et Uranus. Sa masse est environ 2,96 fois supérieure à celle de la Terre, ce qui signifie qu’elle possède une gravité plus forte et une structure probablement rocheuse ou métallique. Ce type de planète, bien que potentiellement habitable, présente un environnement extrêmement différent de celui de notre planète, notamment en raison de sa plus grande masse et des conditions climatiques très variées.

Rayon et taille

Avec un rayon équivalent à 1,53 fois celui de la Terre, Kepler-120 c est un peu plus grande que notre planète, ce qui suggère qu’elle pourrait avoir une atmosphère plus dense et une plus grande capacité à retenir la chaleur, influençant ainsi ses conditions de surface. Cette taille plus grande pourrait également indiquer la présence d’une couche épaisse de gaz ou de vapeur d’eau, selon sa composition interne et son environnement orbital.

Orbite et distance de l’étoile

L’orbite de Kepler-120 c est extrêmement rapprochée de son étoile hôte. Elle se situe à une distance d’environ 0,088 unité astronomique (UA), soit seulement 8,8 % de la distance entre la Terre et le Soleil. Cela signifie que l’exoplanète effectue une révolution autour de son étoile en seulement 0,03504449 jours terrestres, soit environ 0,84 heures. Cette orbite ultra-courte place Kepler-120 c dans la catégorie des « planètes en transit rapide », où les températures de surface seraient extrêmement élevées, rendant la vie telle que nous la connaissons improbable, mais offrant des conditions uniques pour les scientifiques cherchant à étudier l’existence d’atmosphères extrêmes.

Excentricité et stabilité orbitale

L’orbite de Kepler-120 c est remarquablement circulaire, avec une excentricité de 0.0, ce qui signifie qu’elle suit une trajectoire quasi parfaite autour de son étoile. Ce type d’orbite est important, car il influence directement les conditions climatiques et la stabilité de l’atmosphère d’une planète. Une orbite circulaire implique moins de variations extrêmes de température, contrairement à une orbite très elliptique qui pourrait exposer la planète à des variations climatiques importantes.

L’étoile hôte : Kepler-120

Kepler-120 c orbite autour d’une étoile naine rouge de faible luminosité, classée comme étant de magnitude stellaire 14,995. Cette étoile est beaucoup moins brillante que notre Soleil, ce qui signifie que la zone habitable de ce système se situe beaucoup plus près de l’étoile. Malgré cette proximité, les conditions sur la planète restent extrêmes en raison de son orbite rapide et de son type de composition. L’étoile Kepler-120, en dépit de sa faible luminosité, joue un rôle crucial dans la détermination des conditions physiques sur Kepler-120 c, notamment la température de surface et la potentielle présence d’une atmosphère.

La méthode de détection par transit

La méthode de détection par transit est l’une des techniques les plus efficaces pour identifier les exoplanètes, et elle a permis de découvrir un grand nombre de mondes inconnus dans notre galaxie. En observant la diminution de la lumière d’une étoile lorsque qu’une planète passe devant elle, les astronomes peuvent non seulement identifier des planètes, mais aussi en apprendre davantage sur leur taille, leur composition et leur orbite.

Dans le cas de Kepler-120 c, cette méthode a permis de calculer avec une grande précision sa masse, son rayon et sa période orbitale. Ces informations sont essentielles pour comprendre la dynamique de ce type d’exoplanète et ses conditions de vie potentielles. Cependant, pour des planètes comme Kepler-120 c, situées à des distances aussi importantes de la Terre, il est difficile d’obtenir des données sur la composition de l’atmosphère ou d’autres détails intimes.

Pourquoi Kepler-120 c est-elle importante ?

L’étude de Kepler-120 c et d’autres Super-Terres représente une étape clé dans la recherche de planètes habitables. Bien que cette planète semble être dans une zone extrême, la similitude de sa taille et de sa masse avec la Terre en fait un sujet d’intérêt pour les astronomes qui cherchent à comprendre les divers types de mondes rocheux qui existent dans l’univers.

Kepler-120 c pourrait aussi aider à éclairer les conditions dans lesquelles des planètes similaires pourraient exister dans d’autres systèmes stellaires. Cela pourrait avoir des implications non seulement pour l’exploration spatiale, mais aussi pour la compréhension de la formation des planètes et des systèmes solaires.

Les limites de l’étude de Kepler-120 c

En dépit de toutes les avancées réalisées par le télescope spatial Kepler et d’autres instruments, il reste encore de nombreuses inconnues concernant des planètes comme Kepler-120 c. En raison de sa distance, l’observation détaillée de son atmosphère ou de ses conditions de surface est actuellement hors de portée de nos télescopes. Les scientifiques doivent encore recourir à des techniques indirectes pour déduire les caractéristiques de cette exoplanète, ce qui limite nos connaissances complètes.

Conclusion

Kepler-120 c, bien qu’éloignée et inhospitalière à bien des égards, reste une exoplanète fascinante qui offre des perspectives nouvelles sur l’étude des Super-Terres. Sa découverte grâce à la méthode du transit souligne l’importance de la mission Kepler et d’autres projets spatiaux dans l’avancement de la compréhension des exoplanètes. Tandis que l’humanité continue de regarder vers les étoiles, Kepler-120 c demeure un exemple de la diversité incroyable des mondes au-delà de notre système solaire et un témoin de la complexité du cosmos.

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