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Kepler-1118 b : Planète Neptune-like

Kepler-1118 b : Une planète de type Neptune découverte par la méthode du transit

Dans l’immensité de l’univers, des découvertes fascinantes sont régulièrement faites grâce à des missions spatiales et à l’amélioration des techniques d’observation. L’une de ces découvertes est la planète Kepler-1118 b, une exoplanète de type Neptune située à environ 2898 années-lumière de la Terre. Découverte en 2016 grâce à la méthode du transit, cette planète continue de susciter l’intérêt des scientifiques et des astronomes. Cet article vous propose d’explorer les caractéristiques de Kepler-1118 b, son environnement, ainsi que l’importance de sa découverte pour l’astronomie moderne.

Une planète Neptune-like

Kepler-1118 b appartient à la catégorie des exoplanètes dites « Neptune-like ». Cela signifie qu’elle présente des caractéristiques similaires à celles de la planète Neptune de notre propre système solaire. Les planètes de type Neptune, qui sont plus massives que la Terre mais de taille plus petite que Jupiter, sont généralement caractérisées par une atmosphère riche en hydrogène et en hélium, et par des océans d’hydrogène liquide sous pression. Les exoplanètes de ce type ne sont pas rares dans l’univers, mais leur étude permet de mieux comprendre la diversité des mondes qui peuplent notre galaxie.

En termes de masse, Kepler-1118 b possède une masse 7,95 fois plus grande que celle de la Terre. Ce facteur de multiplicité en fait une exoplanète bien plus massive que la Terre, mais légèrement plus petite que Jupiter. La taille de Kepler-1118 b, quant à elle, est environ 0,244 fois celle de Jupiter. Cela la place dans une catégorie de planètes qui, tout en étant massives, présentent des caractéristiques physiques et atmosphériques propres aux planètes Neptune-like.

L’orbite de Kepler-1118 b

L’une des particularités les plus intéressantes de Kepler-1118 b réside dans son orbite. La planète orbite autour de son étoile à une distance relativement faible de 0,2079 unités astronomiques (UA), soit environ 30,8 millions de kilomètres. Comparativement, cette distance est bien plus proche que celle de la Terre à son propre Soleil, qui est de 1 UA, soit environ 150 millions de kilomètres. Cette proximité à son étoile implique que Kepler-1118 b bénéficie d’une température relativement élevée, propice à l’évaporation d’une partie de son atmosphère.

L’orbite de Kepler-1118 b est également très rapide, avec une période orbitale de seulement 0,1059 jours (soit un peu plus de 2,5 heures). Cela signifie que la planète effectue une révolution autour de son étoile en un temps incroyablement court. Cette rapidité est typique des exoplanètes situées dans la zone chaude de leur étoile, où elles subissent des températures extrêmes. Cependant, la symétrie de l’orbite (avec une excentricité de 0,0) indique qu’elle suit une trajectoire presque parfaitement circulaire, ce qui la rend stable en comparaison avec des exoplanètes dont l’orbite peut être plus elliptique.

La méthode de découverte : Transit

La découverte de Kepler-1118 b a été réalisée grâce à la méthode du transit, l’une des techniques les plus courantes pour détecter les exoplanètes. Cette méthode consiste à observer la lumière d’une étoile et à chercher des variations régulières d’intensité lumineuse qui se produisent lorsqu’une planète passe devant l’étoile, créant ainsi un transit. Ce phénomène entraîne une légère baisse de la luminosité de l’étoile, dont la durée et l’ampleur permettent de calculer plusieurs paramètres de la planète, tels que sa taille, sa masse et sa distance à l’étoile.

La mission Kepler de la NASA, responsable de la détection de Kepler-1118 b, a joué un rôle majeur dans la découverte de milliers d’exoplanètes à travers cette méthode. En surveillant les étoiles pendant de longues périodes, le télescope spatial Kepler a pu repérer des transits invisibles à l’œil nu et confirmer l’existence de nombreuses exoplanètes dans la galaxie.

La magnétisme de Kepler-1118 b : Une étoile et un environnement étranges

L’étoile qui abrite Kepler-1118 b n’est pas ordinaire. Elle est située à une distance de 2898 années-lumière de la Terre, une mesure qui semble infiniment lointaine mais qui reste accessible grâce aux technologies modernes de détection des exoplanètes. De plus, l’étoile de Kepler-1118 b présente une magnitude stellaire de 15,238, ce qui indique qu’elle est relativement faible par rapport à des étoiles plus brillantes telles que notre Soleil. Cependant, sa faible luminosité n’empêche pas Kepler-1118 b de recevoir suffisamment de chaleur et d’énergie pour maintenir son atmosphère et ses caractéristiques physiques.

L’observation des étoiles lointaines et de leurs exoplanètes associées permet aux scientifiques d’en apprendre davantage sur les conditions physiques et chimiques qui dominent dans ces systèmes lointains. Les informations tirées de l’observation de Kepler-1118 b ouvrent la voie à des études sur la formation des planètes, la composition de leurs atmosphères, ainsi que sur leur potentiel à abriter la vie, même si cette possibilité semble improbable en raison de la proximité de la planète à son étoile.

L’importance de Kepler-1118 b dans la recherche scientifique

La découverte de Kepler-1118 b, ainsi que d’autres exoplanètes de type Neptune, nous aide à mieux comprendre les divers types de planètes qui peuvent exister dans l’univers. Ces recherches nous apportent une meilleure connaissance de l’évolution des systèmes planétaires et des conditions nécessaires à la formation de planètes similaires à la Terre. Bien que Kepler-1118 b ne présente pas des conditions compatibles avec la vie telle que nous la connaissons, son étude fournit des informations précieuses sur les atmosphères des planètes géantes, et ouvre des perspectives sur d’autres exoplanètes qui pourraient être habitables.

L’étude de ces exoplanètes et de leur interaction avec leur étoile permet aussi de mieux comprendre l’impact des conditions extrêmes (comme des températures élevées, une gravité intense, et des radiations fortes) sur le développement de l’atmosphère et de la surface des planètes. Ces connaissances pourraient s’avérer cruciales pour des missions futures qui pourraient viser à explorer des mondes semblables à Kepler-1118 b, dans l’espoir de découvrir d’autres types de planètes habitables dans des systèmes exoplanétaires lointains.

Conclusion

Kepler-1118 b représente une avancée importante dans la compréhension des exoplanètes de type Neptune et des méthodes permettant leur détection. Bien que cette planète ne soit pas un modèle de conditions propices à la vie, son étude contribue à enrichir le domaine de l’astronomie et de l’exploration spatiale. La méthode du transit continue de démontrer son efficacité pour découvrir des mondes lointains et, dans le futur, peut-être pour trouver des planètes potentiellement habitables. La mission Kepler et d’autres initiatives spatiales continuent à ouvrir de nouvelles perspectives sur l’univers, nous incitant à élargir nos horizons et à explorer de manière plus approfondie les mystères du cosmos.

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