FERRARI Mondial Quattrovalvole 1982-1985 : L’élégance sportive d’une époque
Dans l’histoire de Ferrari, la Mondial occupe une place particulière. Introduite en 1980, elle n’a jamais été le modèle le plus populaire de la marque, mais elle a su rester sur les chaînes de production pendant plus d’une décennie, avec des versions variant entre 1980 et 1993. Pourtant, parmi toutes les versions de la Mondial, celle qui a marqué les esprits est sans doute la Mondial Quattrovalvole, lancée en 1982. Cette version a non seulement redéfini l’ADN de la Mondial mais aussi marqué un tournant important dans l’évolution des voitures de sport à moteur central. Retour sur un modèle qui a fait sensation et a contribué à la réputation de Ferrari.
Une architecture innovante pour son époque
Le principal atout de la Mondial Quattrovalvole réside dans son moteur V8 de 3,0 litres. Avant cette version, la Mondial était déjà équipée de moteurs V8, mais l’introduction du système Quattrovalvole (quatre soupapes par cylindre) en 1982 a permis à la voiture de se distinguer nettement des autres modèles de la gamme. À l’époque, cette technologie était relativement nouvelle et réservée aux véhicules haut de gamme et sportifs. Elle permettait une meilleure gestion des flux de gaz et donc une amélioration des performances moteur.

En termes de design, la Mondial Quattrovalvole fait appel à la maison de design Pininfarina, qui a créé une silhouette élégante et sportive. La Mondial partageait la même plateforme que les autres Ferrari à moteur central, mais sa configuration en coupé à quatre places la rendait unique dans la gamme de la marque. L’architecture de la voiture reposait sur un châssis tubulaire, ce qui, bien que léger, posait des défis en matière de rigidité et de conception. Ces problèmes ont été habilement surmontés par le designer Pierangelo Andreani, qui a su trouver un compromis entre performance et esthétisme.
Design extérieur : une élégance intemporelle
Le design extérieur de la Mondial Quattrovalvole est à la fois audacieux et raffiné. Le modèle présente des éléments iconiques, comme les phares escamotables, qui étaient en vogue dans les années 80, et une calandre avant distinctive, particulièrement visible sur le capot qui, en réalité, sert de coffre. Ce choix de design a été relativement inhabituel pour une voiture de sport de cette époque, mais il a contribué à l’élégance du modèle.
À l’arrière, les prises d’air latérales servent non seulement à améliorer la ventilation du moteur, mais ajoutent également un côté sportif à l’ensemble. La voiture présente également une inclinaison du pare-brise arrière plus marquée que celle du pare-brise avant, une caractéristique qui lui donne un aspect plus dynamique. Les grilles à l’arrière assurent, quant à elles, une gestion thermique efficace, permettant à la voiture de maintenir une température de fonctionnement optimale même en conditions de conduite intense.
Les dimensions de la Mondial Quattrovalvole étaient relativement compactes pour une Ferrari, ce qui lui permettait de manœuvrer plus facilement tout en conservant une stabilité exemplaire à haute vitesse. Avec une longueur de 4580 mm, une largeur de 1791 mm et une hauteur de 1260 mm, elle possédait un aérodynamisme réfléchi, notamment grâce à son coefficient de traînée (Cd) de 0,39, relativement bas pour un véhicule de cette époque.
Un intérieur à la hauteur de l’image Ferrari
À l’intérieur, la Mondial Quattrovalvole reste fidèle à la réputation de Ferrari en matière de luxe et de qualité. Les sièges en cuir de haute qualité, la finition impeccable du tableau de bord et des portes, et les éléments chromés créent une atmosphère raffinée, digne des plus grands modèles de la marque. Cependant, en raison de son design à quatre places, l’espace à l’arrière est relativement limité, ce qui rend les places arrière plus adaptées à des trajets courts ou à de jeunes passagers. Cela n’a pas empêché Ferrari de proposer une voiture qui, bien qu’elle ait une configuration 2+2, reste avant tout une voiture sportive à vocation de performance.
Le tableau de bord est minimaliste mais fonctionnel, avec des instruments classiques de Ferrari, tels que les compteurs analogiques, et un volant à trois branches. Le logo « Quattrovalvole » en chrome orne le côté passager, signalant le système de quatre soupapes par cylindre qui équipe le moteur de cette version. L’accent mis sur l’ergonomie, la qualité des matériaux et la simplicité de l’interface avec le conducteur permet à la Mondial de rester une voiture agréable à conduire tout en offrant une expérience de conduite sportive unique.
Performances moteur : un V8 qui ne fait pas de compromis
Le cœur de la Mondial Quattrovalvole est sans conteste son moteur V8 de 3,0 litres. Le moteur à double arbre à cames en tête (DOHC) développe une puissance de 237 ch (240 PS) à 7 000 tours par minute, ce qui était impressionnant pour l’époque. Associé à une boîte de vitesses manuelle à 5 rapports, il permet à la Mondial d’atteindre une vitesse de pointe de 230 km/h, un chiffre respecté pour une voiture de sport de cette génération. La Mondial Quattrovalvole peut accélérer de 0 à 100 km/h en seulement 7,7 secondes, un temps honorable pour une voiture de cette époque, d’autant plus avec une masse de 1535 kg.
Le couple du moteur est de 255 Nm à 5000 tr/min, ce qui lui confère une bonne réactivité et permet de profiter pleinement des accélérations en ligne droite comme dans les virages serrés. La puissance est envoyée aux roues arrière via un système de propulsion, ce qui est typique des voitures de sport Ferrari, offrant une conduite très dynamique et agréable. Les freins ventilés à l’avant et à l’arrière assurent une excellente capacité de freinage, même dans les conditions les plus extrêmes.
Consommation et autonomie : un compromis
La consommation de la Mondial Quattrovalvole, bien que modérée pour une voiture de sport de cette époque, est typique des véhicules à moteur central de forte puissance. En conduite urbaine, la consommation moyenne est de 21,4 L/100 km, tandis que sur autoroute, elle peut descendre à 18,1 L/100 km. En termes de consommation combinée, la voiture affiche 13 mpg US (18,1 L/100 km). Bien que ces chiffres ne soient pas impressionnants, ils sont relativement raisonnables pour une voiture qui se veut performante, avec des technologies moteur de pointe pour l’époque.
Une voiture pour les passionnés
La Ferrari Mondial Quattrovalvole, bien que moins populaire que d’autres modèles de la marque, reste un modèle très apprécié des collectionneurs et des passionnés de Ferrari. Son moteur V8, son design signé Pininfarina et son approche de la voiture de sport familiale en font une voiture unique en son genre. De plus, avec la Mondial, Ferrari a su allier performances, confort et praticité dans une seule et même voiture, ce qui est un exploit rare pour l’époque.
En conclusion, la Ferrari Mondial Quattrovalvole 1982-1985 représente un mariage parfait entre sportivité et élégance. Elle est l’incarnation de l’esprit Ferrari des années 1980, une époque où l’innovation technologique et l’excellence en matière de design étaient les pierres angulaires de la marque. Même si elle n’a jamais été la plus populaire des Ferrari, elle a su se faire une place parmi les grandes du constructeur italien, et continue aujourd’hui à captiver ceux qui recherchent une Ferrari à la fois rare et iconique.
Caractéristiques techniques :
- Moteur : V8 de 3,0 L, 230 ch à 7000 tr/min
- Couple : 255 Nm à 5000 tr/min
- Boîte de vitesses : Manuelle 5 rapports
- Vitesse de pointe : 230 km/h
- Accélération 0-100 km/h : 7,7 secondes
- Consommation : 13 mpg US (18,1 L/100 km) en combinaison
- Poids à vide : 1535 kg
- Longueur : 4580 mm
- Largeur : 1791 mm
- Hauteur : 1260 mm
Un véritable chef-d’œuvre de la marque Ferrari, la Mondial Quattrovalvole restera sans doute un classique intemporel, à la fois élégant, performant et étonnamment polyvalent pour une voiture de sport.