La vie littéraire entre les périodes des califats omeyyade et abbasside est une période charnière de l’histoire de la littérature arabe, marquée par des développements significatifs dans divers domaines. Sous les Omeyyades, bien que la poésie ait conservé son importance, la prose commençait à émerger en tant que forme littéraire distincte. Les Omeyyades étaient connus pour leur patronage de la poésie, en particulier la poésie louant les mérites des califes et des élites de la société.
Cependant, c’est sous les Abbassides que la littérature arabe a connu un âge d’or. La fondation de Bagdad en 762 par le calife abbasside Al-Mansur a marqué le début d’une ère de prospérité culturelle et intellectuelle. La Maison de la Sagesse, une institution fondée par le calife Al-Ma’mun, a joué un rôle crucial dans la traduction des œuvres philosophiques et scientifiques grecques en arabe, contribuant ainsi à la Renaissance abbasside.

La poésie continuait à occuper une place importante, mais la prose s’est développée de manière significative. Les genres littéraires tels que le maqama, un genre de prose poétique, et le adab, une forme de littérature qui combine prose et poésie, ont été développés pendant cette période. Des écrivains comme Al-Jahiz et Ibn Qutaybah ont contribué à l’épanouissement de la prose en abordant une variété de sujets, y compris la philosophie, la littérature, la politique et la religion.
La vie littéraire sous les Abbassides était caractérisée par une effervescence intellectuelle et une diversité de styles et de sujets. Les écrivains et les poètes étaient souvent soutenus par les califes et les élites, ce qui a favorisé un environnement favorable à la créativité et à l’innovation littéraire.
Plus de connaissances
La vie littéraire entre les périodes omeyyade et abbasside a été marquée par des évolutions majeures dans la poésie, la prose, et les genres littéraires. Sous les Omeyyades, la poésie était le principal mode d’expression littéraire. Elle était largement utilisée pour célébrer les exploits des guerriers, les éloges des califes et des membres de la cour, ainsi que pour exprimer des thèmes amoureux et des réflexions philosophiques.
La prose, bien que moins développée, commençait à émerger. Elle se manifestait principalement dans des formes telles que le nasīb, une partie de la poésie qui évoque la nostalgie et la tristesse, et le rithā’, une forme de poésie funéraire. Cependant, la prose n’était pas encore un genre littéraire indépendant et distinct.
Sous les Abbassides, la littérature arabe a connu un essor sans précédent. Les califes abbassides étaient des mécènes des arts et des lettres, ce qui a favorisé l’émergence de nouveaux genres littéraires et le développement de la prose comme forme d’expression majeure.
Le genre de la maqama, initié par Al-Hamadani et popularisé par Al-Hariri, est un exemple de l’innovation littéraire de l’époque abbasside. Il s’agit de courtes histoires en prose rimée, souvent humoristiques et satiriques, qui mettent en scène des personnages vivant des aventures variées. La maqama combine la prose avec des éléments de poésie, créant ainsi un genre hybride unique.
Le adab, un autre genre littéraire important de l’époque abbasside, était une forme de littérature qui traitait de divers sujets tels que la morale, la politique, la religion et la philosophie. Il se caractérisait par son style élégant et sophistiqué, souvent orné de poésie.
En résumé, la vie littéraire entre les périodes omeyyade et abbasside a été marquée par un passage de la domination de la poésie à une plus grande diversité de formes littéraires, notamment la prose. Les Abbassides ont été particulièrement importants dans le développement de la prose et l’essor de nouveaux genres littéraires, ce qui a contribué à enrichir la tradition littéraire arabe.