La « tâche du compartiment double », également connue sous le nom de « labyrinthe de Morris à double compartiment », est une expérience utilisée en neurosciences pour étudier l’apprentissage spatial et la mémoire chez les animaux, en particulier les rongeurs tels que les rats et les souris. Cette expérience est nommée d’après le psychologue Richard Morris, qui l’a développée dans les années 1980.
L’expérience du compartiment double se déroule généralement dans un dispositif composé de deux compartiments séparés par une cloison amovible. Chaque compartiment a des caractéristiques distinctes qui permettent à l’animal de les distinguer, comme des motifs visuels ou des repères olfactifs. L’un des compartiments est équipé d’une plate-forme cachée sous la surface de l’eau, tandis que l’autre ne l’est pas.

Le but de l’expérience est d’évaluer la capacité de l’animal à apprendre et à se souvenir de l’emplacement de la plate-forme cachée dans l’eau. Au début de l’expérience, l’animal est placé dans l’un des compartiments et autorisé à explorer l’environnement. Ensuite, l’animal est placé dans l’autre compartiment, et s’il n’y parvient pas naturellement, il est guidé vers la plate-forme cachée. Ce processus est répété plusieurs fois sur plusieurs jours.
Le critère principal mesuré dans cette expérience est le temps passé par l’animal à trouver la plate-forme cachée. Avec le temps et l’entraînement, les animaux devraient apprendre à associer des indices spatiaux spécifiques à l’emplacement de la plate-forme et à réduire le temps nécessaire pour la localiser.
L’expérience du compartiment double permet également d’étudier les mécanismes neuronaux sous-jacents à l’apprentissage spatial et à la mémoire. Par exemple, des études utilisant cette tâche ont montré l’implication de structures cérébrales telles que l’hippocampe dans la consolidation de la mémoire spatiale. Des lésions de l’hippocampe ont été observées pour perturber de manière significative la capacité des animaux à apprendre l’emplacement de la plate-forme cachée.
De plus, cette expérience peut être modifiée pour explorer différents aspects de l’apprentissage spatial, tels que l’effet de l’enrichissement environnemental sur les performances cognitives des animaux ou l’effet de l’exposition à des substances pharmacologiques sur la mémoire spatiale.
En résumé, l’expérience du compartiment double est un outil précieux dans le domaine de la neurosciences comportementale pour étudier l’apprentissage spatial et la mémoire chez les animaux de laboratoire, fournissant des informations importantes sur les mécanismes neuronaux sous-jacents à ces processus cognitifs.
Plus de connaissances
L’expérience du compartiment double est une tâche classique largement utilisée dans le domaine de la recherche en neurosciences comportementales pour étudier l’apprentissage spatial et la mémoire chez les animaux, en particulier chez les rongeurs tels que les rats et les souris. Cette expérience est considérée comme un outil précieux pour comprendre les mécanismes neuronaux sous-jacents à ces processus cognitifs complexes.
Le dispositif utilisé dans l’expérience consiste généralement en un labyrinthe composé de deux compartiments séparés par une cloison amovible. Chaque compartiment a des caractéristiques distinctes qui permettent à l’animal de les différencier, telles que des motifs visuels, des repères olfactifs ou des textures de surface. L’un des compartiments contient une plate-forme cachée sous la surface de l’eau, tandis que l’autre ne le fait pas.
L’expérience est généralement menée sur plusieurs jours et comprend plusieurs phases. Au début de chaque session, l’animal est placé dans l’un des compartiments et autorisé à explorer librement l’environnement. Par la suite, il est placé dans l’autre compartiment et encouragé à trouver la plate-forme cachée. Si l’animal ne parvient pas à localiser la plate-forme de manière spontanée, il est généralement guidé vers celle-ci pour renforcer l’apprentissage.
La mesure principale utilisée dans cette expérience est le temps que met l’animal pour trouver la plate-forme cachée. À mesure que l’animal s’entraîne et apprend, on s’attend à ce que ce temps diminue progressivement, ce qui reflète une amélioration de la performance spatiale et de la mémoire.
L’expérience du compartiment double permet également d’étudier l’impact de divers facteurs sur l’apprentissage spatial et la mémoire. Par exemple, des études ont examiné l’effet de l’enrichissement environnemental, qui comprend des éléments tels que l’accès à des jouets et à des compagnons de cage, sur les performances cognitives des animaux. Des recherches ont montré que les animaux hébergés dans des environnements enrichis présentent souvent de meilleures performances dans des tâches d’apprentissage spatial par rapport à ceux hébergés dans des environnements moins stimulants.
De plus, l’expérience du compartiment double peut être modifiée pour explorer les effets de substances pharmacologiques sur l’apprentissage spatial et la mémoire. Par exemple, des études ont évalué l’effet de médicaments tels que les agonistes des récepteurs de la dopamine ou les antagonistes des récepteurs du glutamate sur les performances des animaux dans cette tâche. Ces recherches contribuent à notre compréhension des bases neurobiologiques de l’apprentissage et de la mémoire.
En outre, cette tâche permet d’étudier les mécanismes neuronaux sous-jacents à l’apprentissage spatial et à la mémoire. Des études utilisant des techniques telles que l’imagerie cérébrale par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ou l’enregistrement électrophysiologique de l’activité neuronale ont révélé l’implication de structures cérébrales telles que l’hippocampe, le cortex entorhinal et le cortex préfrontal dans la consolidation et le rappel de la mémoire spatiale.
En résumé, l’expérience du compartiment double est un outil polyvalent et puissant pour étudier l’apprentissage spatial et la mémoire chez les animaux de laboratoire, offrant des informations précieuses sur les mécanismes neuronaux sous-jacents à ces processus cognitifs fondamentaux.