Le titre de cet article, « Koni lah arba’a ki la yatizawaj ‘alayk » (en arabe : « Sois pour lui quatre pour qu’il ne se marie pas avec une autre »), fait référence à un concept culturel et social qui implique l’idée qu’une femme doit être suffisamment attentive et dévouée à son mari pour qu’il n’ait pas l’envie de se remarier avec une autre. Bien que cette idée soit enracinée dans certaines cultures, elle soulève des questions complexes concernant les droits des femmes, les inégalités de genre et les attentes sociales.
1. La dynamique culturelle et sociale
L’idée selon laquelle une femme devrait satisfaire à toutes les attentes de son mari pour qu’il ne cherche pas à avoir une autre femme trouve ses racines dans des traditions patriarcales, où le rôle de la femme était souvent perçu comme celui de « l’épouse idéale » soumise aux désirs et aux besoins de son mari. Dans certaines sociétés, il existe une pression sociale sur les femmes pour qu’elles remplissent plusieurs rôles – en tant que partenaires, mères, et gardiennes du foyer – afin de maintenir une relation stable et éviter la polygamie.

2. L’évolution des perceptions de la polygamie
La polygamie, bien qu’elle soit encore présente dans certaines cultures et religions, est de plus en plus remise en question dans le monde moderne. Beaucoup d’experts soulignent que la polygamie peut entraîner des inégalités, des tensions émotionnelles et des conflits dans les relations conjugales. De nos jours, la monogamie est souvent valorisée, et de plus en plus de personnes considèrent qu’un mariage réussi repose sur l’équité, le respect mutuel, et une relation de soutien mutuel plutôt que sur le contrôle ou la pression.
3. Les droits des femmes et l’égalité de genre
Il est important de comprendre que cette attente sociétale, bien que culturellement influencée, soulève des problématiques liées aux droits des femmes et à l’égalité des genres. Dans une société juste, les femmes ne devraient pas être réduites à un rôle passif de « compétition » pour l’attention de leur mari. Les femmes devraient avoir la liberté de choisir leur partenaire et de participer activement à la construction de relations basées sur l’amour, la confiance et la coopération.
4. Le rôle de l’autonomisation des femmes
Pour contrer les inégalités sociales et culturelles qui perdurent, il est essentiel d’encourager l’autonomisation des femmes. Cela implique non seulement un soutien à leur éducation et à leur carrière, mais aussi la promotion de relations égalitaires où les femmes et les hommes sont traités sur un pied d’égalité. L’autonomisation des femmes est un pilier fondamental dans la lutte contre les pratiques sociétales qui limitent leur indépendance et leur liberté.
5. Le mariage dans le monde moderne
Aujourd’hui, de nombreuses personnes choisissent de remettre en question les normes traditionnelles concernant le mariage. L’amour, la communication, le respect et le soutien mutuel sont les bases d’une relation durable. Les partenaires modernes recherchent une union fondée sur l’égalité, où les décisions sont prises conjointement, sans que l’un des partenaires ne doive répondre à des attentes rigides dictées par des normes sociales anciennes.
6. Conclusion
L’idée de « être quatre pour que l’autre ne se marie pas avec une autre » repose sur des croyances et des pratiques dépassées qui ne tiennent pas compte de l’évolution des rôles sociaux des femmes et des hommes dans les sociétés contemporaines. Pour construire des relations saines, égalitaires et respectueuses, il est essentiel de promouvoir des valeurs de réciprocité, d’autonomisation et d’égalité, plutôt que de soumettre les individus à des attentes rigides fondées sur des stéréotypes. Le mariage, dans sa forme la plus moderne, devrait être un partenariat de respect mutuel et de compréhension, où chaque partenaire peut s’épanouir indépendamment tout en construisant un avenir commun.