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DeLorean DMC-12 : Icône des années 80

DeLorean DMC-12 (1981-1983) : La voiture de sport légendaire qui a marqué l’histoire

La DeLorean DMC-12, un modèle qui évoque instantanément l’image de la machine à voyager dans le temps de Retour vers le futur, a captivé l’imagination de générations de passionnés d’automobile. Produite par la DeLorean Motor Company entre 1981 et 1983, cette voiture a marqué l’histoire, non seulement par son design distinctif, mais aussi par ses performances et ses nombreux défis techniques. Pourtant, malgré son allure de voiture sportive futuriste, la DeLorean DMC-12 n’a pas rencontré un succès commercial durable. Cet article propose une analyse approfondie de cette voiture emblématique, en explorant son histoire, ses caractéristiques techniques, et les raisons de son échec commercial.

L’histoire de la DeLorean DMC-12 : De l’idée à la réalité

L’histoire de la DeLorean DMC-12 commence dans les années 1970 avec John DeLorean, un ingénieur automobile américain et ancien cadre de General Motors. Après avoir quitté GM, DeLorean fonde sa propre société, la DeLorean Motor Company, dans le but de créer une voiture de sport révolutionnaire qui se démarquerait de ses concurrentes de l’époque. La DeLorean DMC-12 fut le seul modèle produit par cette société, et elle fut construite en Irlande, dans l’usine de Dunmurry, près de Belfast.

La voiture fut un projet ambitieux, financé par un consortium d’investisseurs et bénéficiant du soutien du gouvernement irlandais, qui espérait revitaliser l’économie locale grâce à l’industrie automobile. La DMC-12 devait incarner l’avenir de l’automobile, avec des lignes épurées et un design avant-gardiste. Le plus grand atout de la DeLorean DMC-12 était sans aucun doute ses portes papillon, inspirées de la Mercedes-Benz 300 SL des années 1950, un design qui attirait immédiatement l’attention.

Design et caractéristiques techniques de la DeLorean DMC-12

Design extérieur

Le design extérieur de la DeLorean DMC-12 est immédiatement reconnaissable. Sa carrosserie en acier inoxydable non peint, un choix audacieux à l’époque, lui confère une apparence brillante et futuriste, bien qu’elle n’ait pas été conçue pour offrir une résistance optimale aux rayures et aux bosses. Ce choix de matériau a aussi entraîné des coûts de production plus élevés et des difficultés lors de la fabrication.

L’un des éléments les plus iconiques du design de la DeLorean DMC-12 est sans conteste ses portes papillon, qui s’ouvrent vers le haut plutôt que vers l’extérieur, un élément qui, bien qu’esthétiquement impressionnant, compliquait parfois l’accès à l’intérieur du véhicule, notamment dans des espaces restreints.

Le châssis de la DeLorean est relativement compact, avec une longueur de 4270 mm et une largeur de 1849 mm, ce qui lui confère une silhouette basse et sportive. Sa hauteur de seulement 1171 mm et son empattement de 2408 mm lui permettent d’afficher une posture très dynamique, renforcée par des lignes nettes et un style minimaliste qui fait toute sa singularité.

Performance et moteur

Sous son apparence de voiture de sport, la DeLorean DMC-12 cachait un moteur qui n’était pas à la hauteur des attentes que suscitait son look. La voiture était équipée d’un moteur V6 de 2,85 litres (2849 cm3), développé en partenariat avec Peugeot-Renault-Volvo. Ce moteur produisait une puissance modeste de 130 chevaux (145 ch), ce qui permettait à la DMC-12 de passer de 0 à 97 km/h en 8,8 secondes avec la boîte manuelle de 5 vitesses, et en 10,5 secondes avec la version automatique.

La DeLorean avait une vitesse de pointe de 175 km/h, ce qui, bien que respectable, ne correspondait pas aux performances d’autres voitures de sport de l’époque. Le couple du moteur était de 225 Nm (166 lb-ft), ce qui n’offrait pas une accélération spectaculaire mais suffisait pour une conduite agréable sur route.

Le moteur était couplé à une boîte de vitesses manuelle à 5 rapports, permettant une meilleure gestion de la puissance et une expérience de conduite plus engageante. La traction était arrière, ce qui favorise une meilleure répartition du poids et une conduite plus dynamique.

Consommation et émissions

En termes d’efficacité énergétique, la DeLorean DMC-12 n’était pas particulièrement remarquable. Elle affichait une consommation combinée de 21 miles par gallon (11,2 L/100 km). En ville, la consommation était supérieure à celle des voitures modernes, mais pour l’époque, elle était acceptable, bien que de nombreuses autres voitures sportives plus puissantes aient offert une meilleure économie de carburant.

Le modèle émettait environ 266 g de CO2 par kilomètre, un chiffre élevé par rapport aux normes modernes, mais à l’époque, cela ne soulevait pas encore de grandes préoccupations.

Problèmes de qualité de fabrication et fiabilité

L’un des principaux défis rencontrés par la DeLorean DMC-12 était lié à sa qualité de fabrication. Bien que le modèle ait attiré l’attention par son design futuriste, la production de la voiture a souffert de problèmes de qualité significatifs. Les premières unités produites avaient de nombreux défauts mécaniques et des finitions qui ne correspondaient pas aux standards de l’industrie automobile de l’époque.

Les portes papillon étaient particulièrement difficiles à aligner et à fermer correctement, ce qui entraînait des problèmes de sécurité. En outre, les carrosseries en acier inoxydable étaient sujettes aux rayures et à l’usure prématurée, un problème que la DeLorean Motor Company n’a pas pu résoudre efficacement pendant la production.

En raison de ces défauts, les premiers modèles ont nécessité des centaines d’heures de travail avant d’être livrés aux concessionnaires. Heureusement, ces problèmes ont été en grande partie corrigés à partir de 1982, mais le mal était déjà fait. La réputation de la DeLorean en tant que voiture défectueuse avait largement nui à sa vente.

L’échec commercial de la DeLorean DMC-12

Bien que la DeLorean DMC-12 ait bénéficié d’un grand enthousiasme médiatique et d’une attention considérable en raison de son apparition dans Retour vers le futur (1985), elle n’a jamais réussi à percer sur le marché. Son prix initial de 25 000 dollars en 1981 (équivalent à environ 70 000 dollars en 2019) était relativement élevé pour une voiture qui manquait de performances par rapport à ses rivales. En raison de problèmes de production, de coûts de fabrication élevés et de la faible demande, la société a rapidement accumulé des dettes.

La DeLorean Motor Company a finalement fait faillite en 1982, après seulement trois ans de production. En tout, seulement 9 000 unités de la DeLorean DMC-12 ont été produites, ce qui est relativement faible pour une voiture qui a marqué l’imaginaire collectif.

La légende continue : La DeLorean dans la culture populaire

Malgré son échec commercial, la DeLorean DMC-12 est entrée dans la culture populaire grâce à son rôle dans Retour vers le futur. La voiture a été transformée en machine à voyager dans le temps par le Dr Emmett Brown (interprété par Christopher Lloyd), un personnage joué par Michael J. Fox. Depuis lors, la DeLorean est devenue un symbole de la culture des années 80 et est souvent considérée comme l’un des véhicules les plus emblématiques du cinéma.

Conclusion : Un héritage intemporel

La DeLorean DMC-12 est l’exemple parfait d’une voiture qui, bien qu’elle n’ait pas rencontré un succès commercial à l’époque, a réussi à s’imposer dans les mémoires collectives grâce à son design unique et son rôle dans un film culte. Même si ses performances étaient loin d’être exceptionnelles, et qu’elle a rencontré des difficultés en matière de qualité de fabrication, la DeLorean reste une voiture légendaire, appréciée par les collectionneurs et les amateurs de véhicules rares.

Aujourd’hui, la DeLorean DMC-12 est toujours un symbole de l’esprit des années 80, et son statut de voiture culte ne fait que croître. Pour les passionnés de voitures, cette icône automobile rappelle que parfois, même un échec commercial peut donner naissance à une légende qui traverse les générations.

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