La Convention de Sèvres, signée le 10 août 1920 à Sèvres, en France, entre les Alliés de la Première Guerre mondiale et les représentants de l’Empire ottoman, avait pour objectif de régler les conséquences de la guerre pour l’Empire ottoman. Cependant, la Convention de Sèvres n’a jamais été ratifiée ni mise en œuvre, principalement en raison de la guerre d’indépendance turque et de l’évolution des relations internationales.
En conséquence, la Convention de Sèvres est souvent associée à l’accord secret de Sykes-Picot, un accord signé en mai 1916 entre la France et le Royaume-Uni, avec l’assentiment de la Russie (avant la révolution bolchevique), pour définir les zones d’influence et de contrôle dans le Moyen-Orient après la chute de l’Empire ottoman à la fin de la Première Guerre mondiale.

L’accord Sykes-Picot a été critiqué pour sa nature secrète et pour avoir été perçu comme une trahison des promesses de la Grande-Bretagne aux Arabes pour leur soutien contre l’Empire ottoman pendant la guerre. Il a également contribué à façonner les frontières actuelles de plusieurs pays du Moyen-Orient, sans tenir compte des aspirations nationales et des réalités locales.
Plus de connaissances
L’accord secret Sykes-Picot, nommé d’après les noms de ses négociateurs, le diplomate britannique Mark Sykes et le diplomate français François Georges-Picot, a été conclu pendant la Première Guerre mondiale dans le but de redéfinir les sphères d’influence et les zones de contrôle des puissances européennes dans le Moyen-Orient après la chute de l’Empire ottoman. Cet accord prévoyait le partage de la région en différentes zones d’influence, principalement entre la France et le Royaume-Uni.
L’accord Sykes-Picot a été négocié secrètement pendant la guerre, à l’insu des Arabes et des autres peuples de la région. Il a été conçu pour servir les intérêts impérialistes des puissances européennes, en ignorant les aspirations nationales et les revendications territoriales des peuples locaux. Cela a été particulièrement ressenti par les Arabes, qui avaient été encouragés par la Grande-Bretagne à se révolter contre l’Empire ottoman en échange de la promesse d’un État arabe indépendant.
L’accord Sykes-Picot a été officialisé dans la Convention de Sèvres en 1920, mais cette convention n’a jamais été pleinement appliquée en raison de la résistance turque menée par Mustafa Kemal Atatürk. En 1923, le traité de Lausanne a remplacé la Convention de Sèvres et a établi les frontières modernes de la Turquie, mettant fin à la tentative de partition de l’Empire ottoman.
L’héritage de l’accord Sykes-Picot a été profondément ressenti au Moyen-Orient, où les frontières artificielles créées par les puissances coloniales ont contribué à des conflits et à des tensions persistants. L’accord est souvent cité comme un exemple de l’ingérence occidentale dans la région et de la manière dont les décisions prises par les puissances coloniales ont eu des conséquences durables sur la région.